Boucher, Georgine-Normandin (fonds, P371)

Dates extrêmes et collation

1919 - 1950, surtout 1920 – 1940. – 0,45 mètre linéaire de documents textuels, 6 photographies et documents sur autres supports.

Notes biographiques

Normandin, Georgine-Bernadette. Soprano d'oratorio et compositrice, [Montréal], 1874 - février 1951. Mariée à Pierre Urgel Boucher (1867 - 1943), Montréal, le 23 janvier 1894; mère de Lucienne (née le 4 novembre 1894) et de Gilberte (née le 15 octobre 1897). Elle quitte Montréal avec ses deux filles [ca 1919] pour s'installer à Paris où elle tint un salon fort bien fréquenté, tant par des Canadiens de passage que par des Français, entre les deux Guerres. C'est là qu'Alfred La Liberté, le pianiste canadien, venu prononcer une conférence sur le compositeur russe Alexandre Scriabine, fait la connaissance de sa fille Lucienne qu'il épousera. Ses œuvres ont été jouées et publiées, avec celles d'autres compositeurs canadiens d'entre les deux Guerres, les Rodolphe Mathieu, Gagnier, Gratton, Letondal, Létourneau, Mignault, mais il en reste peu de trace. Source : dossier d'offre de don.

Portée et contenu

Le fonds témoigne partiellement des activités que Georgine Boucher organisa dans son salon parisien dans les années 1920 et 1930, et du réseau social qu'elle développa au fil de ces rencontres. Plusieurs auteurs, comédiens, intellectuels, critiques, politiciens comptent parmi ses invités dont la chronique mondaine de l'époque fait état. Parmi les Canadiens, il faut mentionner Léo-Pol Morin, Robert Larocque de Roquebrune, co-fondateurs du Nigog en 1918, Marcel Dugas et Alain Grandbois; parmi les Français, Camille Bruno, Maxime Formont, Robert Lestrange, Jacques Trève, André Thérive, Henri Charpentier, André Delacour, Victor Émile Michelet, François Rozet, Eugène Marseau, Octave Béliard et la vicomtesse de Petiteville. Le fonds comprend principalement des journaux des activités, soit les réceptions, dîners, thés et les soirées littéraires, de critique d'œuvres, de poésie, incluant des coupures de presse, des cartes d'affaires annotées, dédicaces d'auteurs, photographies, listes d'invités, avec parfois leur signature, 1929 - 1932, 1948; la correspondance reçue par sa fille Lucienne Boucher, correspondance reçue de Louis Prat (philosophe), des coupures de presse, un certificat de droit d'auteur, 1926 - 1940, 1942; des recueils de poèmes dédicacés par les auteurs, entre autres Victor-Émile Michelet, Jean Doyon, Yéléna Y. Dimitriyévitch (Une vision); Victor-Émile Michelet (Le Tombeau d'Hélène), Paris, 1924; Marie-Madeleine Valet, (O-Himé-Hotaru), Paris, 1918, avec une photographie de Mme Valet, 1929. Un exemplaire annoté de l'édition de Louis Dantin Émile Nelligan et son œuvre (Montréal 1903), dans lequel on apprend que Georgine Boucher a composé la musique sur le poème Le Missel de la morte, Paris, décembre 1928. Également des partitions musicales par Georgine Boucher : Hymne aux morts glorieux, sur un poème de Charles Péguy ; Mandolines, sur un poème d'Albert Lozeau ; Le Missel d'ivoire, sur un poème d'Émile Nelligan.

Avertissement : cette notice descriptive est en cours d'élaboration ou de révision.

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