12 octobre 2011 – Conférence de Martin Pâquet

Publié le mardi 8 avril 2014

Prise de parole citoyenne et enjeu linguistique au Québec et au Canada francophone depuis l’ère des Révolutions

le mercredi 12 octobre 2011 de 12 h à 13 h 30
Pavillon Simard, pièce 129, Université d’Ottawa
60, rue Université
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Depuis la Conquête de 1760, et plus particulièrement depuis l’avènement du régime parlementaire au Haut et au Bas-Canada en 1791, l’enjeu linguistique est au coeur du politique. On le constate dès le premier débat au Parlement du Bas-Canada en 1793 ; on le note aussi tout au long du XIXe siècle avec l’union des deux Canadas, la Confédération et les crises scolaires ; on le remarque enfin au XXe siècle avec les crises linguistiques et l’établissement d’un cadre législatif visant la réduction des conflits sociaux, l’achèvement de la paix civile et l’homogénéisation de la population sur un territoire donné.

À la veille du centième anniversaire de la crise du Règlement 17, qui fut l’un des moments cruciaux de la prise de parole citoyenne dans l’histoire contemporaine canadienne, le conférencier présentera quelques éléments de compréhension du rapport historique entre langue et politique au Canada et au Québec depuis l’ère des révolutions. Il esquissera certaines tendances qui caractérisent le développement des cultures politiques dont, au premier chef, la prise de parole des citoyens et citoyennes, la définition d’un champ de savoir préalable à la décision politique, ainsi que le rôle du droit dans la résolution des conflits sociaux.

Vous pouvez consulter la conférence de Martin Pâquet.

Martin Pâquet est professeur au Département d’histoire de l’Université Laval et titulaire de la Chaire pour le développement de la recherche sur la culture d’expression française en Amérique du Nord (CEFAN). Œuvrant en anthropologie historique, il s’intéresse aux multiples expressions des cultures politiques au Québec, au Canada et dans les francophonies nord-américaines depuis les révolutions de la fin du XVIIIe et du début du XIXe siècle jusqu’à nos jours. Ses intérêts portent aussi sur l’étude des migrations dans une perspective transnationale. En plus de ces deux chantiers de recherche, Martin Pâquet œuvre sur trois autres terrains d’enquête : l’histoire de la pensée scientifique au cours des derniers siècles, les différents rituels, manifestations et cérémonials relatifs à l’expression du politique dans l’espace public en Amérique du Nord, et, enfin, les usages publics du passé.

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