Chantier Ottawa

Volet Politique - Luttes

« Ottawa n'a pas besoin du bilinguisme officiel. »  - Jim Watson, maire d'Ottawa, Le Droit, 25 mars 2011.

Consultez la vidéo où Marie-Ève Levert, assistante de recherche pour ce volet et candidate à la maîtrise en administration publique à l'Université d¹Ottawa, nous parle de son rôle dans la recherche et des objectifs visés par l'étude.


Consultez la chronologie : Les politiques municipales d'Ottawa.

La perspective

Le volet politique étudie des moments porteurs de la mémoire francophone à Ottawa dans le domaine de la politique municipale.

Dans les années 1970 et 1980, la question de la représentation politique des francophones était au cœur des débats sur l'avenir de la Ville. Plusieurs citoyens contestaient l'unilinguisme anglais des documents officiels juridiques et revendiquaient l'adoption d'une politique de bilinguisme pour mieux servir les francophones. La question de la représentation politique des francophones se pose ainsi de façon aiguë dans l'enceinte municipale où les élus francophones étaient peu nombreux. Ils jouaient pourtant un rôle crucial dans l'institutionnalisation du bilinguisme au sein de la Ville.

L'étude de la représentation politique des francophones permettra de documenter ces moments qui ont marqué la francophonie d'Ottawa.

Huit enjeux et acteurs font l'objet d'une étude plus approfondie :

Les projets

Le volet politique du projet Ottawa implique quatre chercheurs principaux, aidés de collaborateurs universitaires et de plusieurs assistants et assistantes de recherche. Ils travaillent individuellement et collectivement sur trois projets principaux.

  • Le mouvement C'est l'temps et sa mémoire. Dans la foulée du travail initial de reconstitution des événements entourant la formation, du développement et la dissolution de ce mouvement de désobéissance civile unique dans l'histoire de l'Ontario français, réalisé par Linda Cardinal, avec la collaboration de Marie-Hélène Eddie, une analyse approfondie des processus entourant l'action des francophones dans ce dossier est en cours. L'étude inclut son effet sur la prestation des services en français dans le domaine de la justice à l'échelle de la province. Les acteurs du mouvement y participent activement. Une exposition virtuelle, préparée par Simon Jolivet et Ghislain Thibault, archiviste au CRCCF, en présente les principaux résultats. Le traitement du mouvement C'est l'temps par la presse est aussi en cours. Une analyse discursive et comparative de la couverture de l'action du mouvement par la presse francophone et anglophone de la région est menée. Elle permettra de mesurer le rôle joué par les médias dans l'évolution du dossier. Marc-François Bernier dirige cette partie du travail.

    Bannière du logo Le mouvement c'est l'temps
  • La présence francophone à l'hôtel de Ville : les élus francophones et les modalités de leur action pour la consolidation du français au palier municipal.Le projet consiste à construire une base de données sur les élus francophones à Ottawa, depuis 1967. Une analyse de la présence francophone à l'hôtel de Ville depuis 2000 est en cours, sous la direction de Linda Cardinal et  Anne Mévellec, avec l'appui de Marie-Pier Demers. Une micro-sociologie des élus est visée ainsi que l'étude de leur engagement envers différents dossiers francophones. Des entrevues sont prévues.
  • La politique du bilinguisme à la Ville d'Ottawa. Le dossier du bilinguisme qui est au cœur de la revendication francophone depuis la Commission B & B est ciblé plus particulièrement. Le projet s'intéresse aux débats conduisant à l'adoption d'une politique de bilinguisme à la ville d'Ottawa. Il s'agit de saisir les paramètres de cet enjeu qui s'étale sur une période d'une quarantaine d'années, mais qui a connu son point culminant en mai 2001, lorsqu'un débat sur la politique de bilinguisme de la nouvelle Ville d'Ottawa (après les fusions municipales) a opposé directement des camps distincts devant le comité plénier de la Ville (1er mai 2001). François Charbonneau est responsable de cette étude, à laquelle a participé Samuel Coeytaux, stagiaire de l'Institut d'études politiques de Grenoble.
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