Claire FAUBERT, Department of Theatre, 1984-2007

Photo of Claire Faubert

Claire Faubert est née en 1946 à Orléans. À la fin des années 1960, elle est de toutes les productions des compagnies communautaires de la région outaouaise. Elle devient comédienne professionnelle en 1975 au sein du Théâtre français du Centre national des Arts. Elle joue notamment dans « Les femmes savantes » de Molière, « Mlle Marguerite » de Roberto Athayde et d’autres pièces présentées au Canada et à l’étranger. Elle devient metteure en scène en 1977 et signe plusieurs productions au Théâtre de l’Île. En même temps, elle s’adonne à l’interprétation et à la lecture radiophonique, anime l’émission de télévision « Femmes d’aujourd’hui » et interprète le rôle d’Isabelle dans la série « Les boucaniers d’eau douce », une production de la chaîne TFO. Au début des années 1980, elle étudie à l'École de l'acteur-créateur d'Alain Knapp à Paris, puis obtient une maîtrise de l’Institut d’études théâtrales de la Sorbonne. Professeure au Département de théâtre à partir de 1984, elle monte des pièces de différents auteurs, dont Reaney, Kundera, Koltès, Hellman et Camus. En 1990, elle devient directrice artistique du Théâtre du Trillium à Ottawa, fonction qu’elle occupe jusqu'en 1997. Pour son engagement dans le milieu artistique de la région d'Ottawa et sa contribution à la mise sur pied de La Nouvelle Scène, elle reçoit le prix Victor Telgosy. Elle habite présentement à Montréal et y poursuit son travail d'adaptation théâtrale.

 

 

C’est une biographie extrêmement brève de ma collègue et amie. À cela je devais ajouter une présentation personnelle, mais :

Mesdames et Messieurs, distingués invités
Présenter Claire Faubert est loin d’être aisé.
Ses nombreuses vertus sont si évidentes
Que la muse convoquée s’est déclarée absente
Elle m’a fait savoir par le moyen des airs
Que pour pareille tâche des heures sont nécessaires.
Dionysos alors, voyant ma misère,
M’a dit ne parler que des défauts de Claire.
Tu auras tout le temps, tant ses fautes sont rares
Tu seras même forcé d’inventer quelques tares.

J’ai donc choisi le plus grand défaut de Claire : l’obstination. Et j’ai des preuves :

  • se lancer toute jeune dans le théâtre sérieux exigeant, qui ne lui offrait aucune assurance,
  • vouloir faire de la mise en scène à une époque où les femmes en faisaient peu,
  • décider de consacrer du temps à se perfectionner alors qu’on est déjà reconnue,
  • diriger un théâtre franco-ontarien alors que c’est une vie de mendicité,
  • et surtout s’obstiner à faire travailler les étudiantes et les étudiants jusqu’à ce qu’ils donnent le meilleur d’eux-mêmes,  quoi qu’il en coûte.

Merci, Claire, d’avoir été, d’être si têtue!

Témoignage présenté par le professeur émérite Tibor Egervari, le 24 septembre 2011.

 

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