Robert MAJOR, Département de français, 1970-2011

Photo of Robert Major

Comme vous le savez peut-être, quand j’ai accepté le poste de recteur à l’Université d’Ottawa, j’étais très nerveux à l’idée de rencontrer Robert Major. Cet homme de lettres venait d’un milieu très différent du mien. Cependant, mes craintes se sont apaisées quand je lui ai demandé de rester vice-recteur aux études encore un an. Son attachement à l’Université d’Ottawa s’est manifesté sur-le-champ, puisqu’il a accepté ma demande sans la moindre hésitation.

Je n’étais pas le premier à être témoin du talent et de l’engagement de monsieur Major. Mon prédécesseur, Gilles Patry, a déjà dit qu’une de ses meilleures décisions avait été d’inclure monsieur Major dans son équipe.

À l’Université, nous avons de grands érudits, et nous avons également de grands administrateurs. Mais il est rare de rencontrer quelqu’un qui, comme Robert Major, possède à la fois les qualités d’un érudit et celles d’un administrateur.

Son parcours comme universitaire est exceptionnel. Titulaire de trois diplômes de l’Université d’Ottawa, il a commencé à enseigner au Département de français en 1970. En 1996, il a été nommé professeur de l’année à la Faculté des arts. Durant cette période, il a cultivé son expertise dans le domaine de la littérature québécoise, publiant une centaine d’articles spécialisés et plusieurs ouvrages primés. Si je peux me permettre une remarque personnelle, monsieur Major est la seule personne dont je conserve les courriels pour la qualité de la prose.

En tant que directeur du Département de français, vice-doyen de la Faculté des arts puis vice-recteur, Robert Major a à son actif des réalisations impressionnantes. On lui doit entre autres l’intégration réussie de la double cohorte, le remaniement de nos programmes de premier cycle et la présence accrue du français sur le campus grâce à l’établissement du Groupe de travail sur les programmes et services en français. Il a aussi contribué pour beaucoup au révolutionnaire plan stratégique Vision 2010.

M. Major et son épouse sont tous deux connus pour leur amour de la musique. C’est pourquoi le Fonds de bourses Marie-Claire-Guindon-et-Robert-Major a été établi en 2009 pour aider une étudiante ou un étudiant de l’École de musique inscrit en chant et démontrant un potentiel exceptionnel.

Témoignage présenté par Allan Rock, recteur de l’Université d’Ottawa, le 24 septembre 2011.

 

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