Jacqueline BOSSÉ-ANDRIEU, École de traduction et d’interprétation, 1972-2006

Photo of Jacqueline Bosses-Andrieu

Quand on pense à un pilier, la première image qui vient à l’esprit est celle de quelque chose de grand, de massif, d’imposant. Jacqueline Bossé-Andrieu, toute menue, n’est certainement pas un pilier dans ce sens. Mais elle est assurément un pilier, au sens d’une personne qui est le soutien de quelque chose, quelqu’un qui en assure la stabilité.

 

Jacqueline Bossé-Andrieu, qui a été engagée comme professeure à l'École de traduction et d'interprétation en 1972, tout juste un an après sa création, a été un des piliers de l’École longtemps avant de devenir l’un des piliers de la Faculté. Elle a contribué à l'élaboration des programmes de l'ETI et, en 1985-1986, elle a dirigé, à titre intérimaire, l’École. Mais sa contribution la plus importante a été dans le domaine de l’enseignement de la langue française, pendant près de trente ans. Elle a aussi publié plusieurs manuels traitant de divers aspects du français. Et c’est elle qui, avec son air autoritaire et son ton péremptoire, s’est assurée, pendant une trentaine d’années, qu’aucun étudiant ni aucun document ne sortaient de l’École sans avoir atteint la qualité de français qu’elle approuvait. Je suis sûre que beaucoup d’étudiants se rappellent, comme moi d’ailleurs, de nombreuses révisions que nous avons dû faire dans les textes français qu’on lui soumettait pour approbation, mais à ces souvenirs, parfois un peu pénibles, se mêle un grand sentiment de gratitude.

Après être devenue l’un des piliers de l’École, la « doyenne » comme nous aimions l’appeler en raison de son ancienneté, Jacqueline Bossé-Andrieu, a transporté ses compétences et son énergie à la Faculté des arts. Après avoir été secrétaire intérimaire de la Faculté en 1992-1993, elle est devenue, en 1995, vice-doyenne intérimaire de la Faculté, puis, en 1996, vice-doyenne, poste qu'elle a occupé jusqu'à sa retraite. Pendant une décennie, elle a été membre de nombreux comités et de nombreuses instances universitaires. Même pendant cette période meublée de tâches administratives, son amour de la langue n’a pas fléchi : en tant que vice-doyenne, elle a créé le CARTU (Centre d'aide à la rédaction des travaux universitaires), qui a, au cours des ans, pris l’ampleur dont elle rêvait. Et elle a créé, avec sa collègue Geneviève Mareschal, une bourse qui récompense l'excellence en langue française dans les cours de français et de traduction vers le français de l'ETI. Espérons que ces boursiers, comme bien des étudiants qu’elle a formés, continueront, à leur tour, à porter le flambeau de la langue française.

Témoignage présenté par la professeure Roda Roberts, le 24 septembre 2011.

 

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