Comment êtes-vous devenue rédactrice pour Disney? Questions et réponses avec Stephie Theodora, diplômée de la Faculté des arts.

Publié le vendredi 22 septembre 2017

Stephie Theodora

1. Décrivez-nous votre parcours depuis que vous avez obtenu votre diplôme de l’Université d’Ottawa.

Après avoir obtenu mon diplôme, je me suis installée en Allemagne avec ma compagnie de théâtre. Pendant près d’un an, j’ai dirigé le Black Hand Theatre Collective, dans une petite salle de 50 places, à Berlin. Je vivais la vie que j’avais imaginée tous les jours quand j’étais à l’université. À ce moment-là, l’écriture théâtrale et la mise en scène étaient les seules choses que je faisais depuis l’âge de 17 ans. J’ai voulu m’essayer à la musique. J’ai lancé une émission de webradio qui a rapidement été reprise par une station de New York. Chaque semaine, Boogie Hour with Stephie Strumpet passait sur les ondes du réseau WTNR. On y entendait du jazz oublié du début du 20e siècle ainsi que des invités spéciaux. À l’époque, j’étais aussi DJ dans des boîtes de nuit de Berlin, dans des festivals ou des mariages. Je jouais de la trompette dans différents orchestres, et j’étais chanteuse soliste pour le groupe le plus trash de toute l’Europe, les Polymonsters. Après deux ans en musique, je me suis tournée vers les jeux vidéo. J’ai fait un stage chez Wooga, une jeune pousse berlinoise qui a fini par devenir l’un des plus importants studios de jeux mobiles en Europe. Pendant mes quatre ans avec cette entreprise, j’ai gravi les échelons jusqu’au poste de conceptrice de jeux et de rédactrice. J’ai ainsi travaillé sur certains des titres à succès de la boîte, comme Pearl’s Peril, qui compte aujourd’hui plus de 90 millions de joueurs. Après avoir vécu à Berlin pendant près de huit ans, j’ai été appelée par Los Angeles, où on m’a offert d’écrire pour la télé, et j’ai quitté l’Europe. Depuis novembre 2016, je vis à Los Angeles. Je suis rédactrice pour Hasbro, Disney et CBBC, en plus de faire de voix pour des dessins animés sur Netflix.

2. Quel était votre emploi rêvé quand vous étiez étudiante? Est-il toujours le même ou avez-vous l’impression de l’avoir obtenu?

Mon rêve a toujours été de travailler dans le théâtre et de faire des tournées dans le monde entier. Quand je suis arrivée à Berlin et que j’ai voyagé avec mes textes, j’ai eu le sentiment d’avoir atteint mon objectif. J’ai alors été prête à relever de nouveaux défis. Je veux toucher à tout ce qui m’intéresse.

3. Quelles connaissances ou aptitudes acquises au cours de vos études universitaires se sont révélées les plus utiles sur le marché du travail?

La pensée critique s’est révélée une aptitude très importante. La gestion du temps également, ainsi que la capacité de bûcher pour mener à bien un gros projet, comme on le fait pour les examens ou un travail de session. La capacité de terminer quelque chose sans que ce soit absolument parfait me semble aussi importante : ce qui compte, c’est de se faire connaître et de ne pas être trop critique à l’égard de son propre travail.

4. Quel conseil auriez-vous à donner aux étudiants actuels et aux nouveaux diplômés?

Soyez créatifs et laissez votre créativité vous mener vers la carrière dont vous rêvez. Pour 100 courriels que vous enverrez, vous recevrez une réponse positive. Mais en définitive, cet unique courriel favorable pourrait bien être le seul dont vous aurez besoin. N’ayez pas peur de demander de l’aide. Personne ne peut réussir tout seul, et ceux qui vous aident ne font que vous rendre à vous ce que d’autres personnes ont fait pour eux. Par ailleurs, je continue de penser que rien ne vaut une bonne nuit de sommeil.

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Vous avez envie de faire connaître votre histoire en tant que diplômé de la Faculté des arts? Nous serions ravis d’avoir de vos nouvelles : Diplomes.arts.alumni@uOttawa.ca

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