Les chercheurs du Département de GEG contribuent à la construction de la plus grande base de données mondiale de radiodatations archéologiques

Publié le mardi 15 août 2017

Les dates de radiocarbone archéologique sont obtenues en mesurant l'âge carbone-14 des matières organiques fossilisées excavées lors des fouilles archéologiques. Ces dates sont de plus en plus utilisées dans l'étude du changement de population et aident les scientifiques à estimer non seulement quand et où vivaient les populations anciennes, mais aussi combien de personnes auraient pu survivre dans le passé.

Michelle Chaput, étudiante en doctorat au programme de géographie physique, et Konrad Gajewski, professeur et directeur du Laboratoire de Paléoclimatologie et de Climatologie, ont travaillé avec des données de radiocarbone nord-américaines pour comprendre les changements dans la densité de population dans le passé. Chaput et Gajewski, en partenariat avec les archéologues Andrew Martindale (Université de la Colombie-Britannique), Michael Blake (UBC), Andrew Mason (UBC), Matthew Betts (Musée canadien de l'histoire) et Pierre Vermeersch (Université de Louvain) travaillent maintenant avec l’objectif de construire la plus grande base de données en ligne de radiodatations archéologiques au monde (www.canadianarchaeology.ca).

La base de données est en train d'être peuplée par des mesures de radiocarbone du monde entier (et, dans certains cas, des mesures obtenues grâce à des méthodes de potassium-argon, d'uranium-plomb et de thermoluminescence), qui datent du passé récent à 40 000 et même de 60 000 ans avant le présent. Certaines parties du monde, y compris l'Amérique du Nord et l'Australie, sont bien représentées. Cependant, de nombreuses dates n'ont pas encore été numérisées et n'existent que dans la littérature grise, ce qui rend le projet plus difficile. Il y a plus de 70 000 dates disponibles dans la base de données et les nouvelles dates sont ajoutées régulièrement. Les utilisateurs sont invités à ajouter leurs propres données ou à télécharger les données existantes à des fins de recherche.

La base de données, appelée

CARD (Canadian Archaeological Radiocarbon Database), a récemment été décrite dans un bulletin Nature. Le bulletin est disponible à http://www.nature.com/news/world-s-largest-hoard-of-carbon-dates-goes-global-1.22287.

Carte-geo

Carte par Michelle Chaput

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