L’Université s’attaque au réchauffement planétaire

Publié le lundi 6 novembre 2017

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Les données recueillies par les stations météorologiques sur le campus sont utilisées dans les cours du Département de géographie.

 
 

Par Johanne Adam

Au printemps 2016, l’Université d’Ottawa se demandait comment contribuer, à sa façon, à la lutte contre les changements climatiques pour favoriser la création d’une économie plus verte au pays. À la suite d’une mobilisation sur le campus, le Bureau des gouverneurs a demandé à l’Université d’adopter une approche holistique, estimant qu’il s’agit du meilleur moyen d’assurer la progression des solutions.

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Cette approche permet à l’Université de s’attaquer aux problèmes sur plusieurs fronts. « Non seulement mettons-nous de l’avant une gestion exemplaire de notre portefeuille d’actions, de nos activités et de nos installations, mais nous prenons aussi les devants dans les recherches portant sur les enjeux climatiques et environnementaux, ainsi que dans la formation des leaders écoresponsables de demain », soutient Jacques Frémont, recteur et vice-chancelier de l’Université.

L’Université dispose en effet d’une multitude de ressources qui lui permettent de jouer un rôle central dans le déploiement de solutions aux problèmes posés par les changements climatiques.

Dans un premier rapport annuel présenté par le recteur Jacques Frémont, l’Université décrit les principales mesures qu’elle a mises sur pied. En voici un aperçu.

Programmes d’enseignement

Les conséquences économiques et politiques des changements climatiques sont aujourd’hui manifestes, y compris l’incidence du réchauffement planétaire sur la production agricole et les nombreux risques potentiels pour la santé humaine. Les initiatives de sensibilisation sur le campus ainsi que les activités en salles de classe et en laboratoires sont susceptibles de répondre à ces enjeux.

L’Institut de l’environnement offre notamment un programme de maîtrise interdisciplinaire en durabilité de l’environnement, portant sur des questions clés comme les changements climatiques, la pollution, l’exploitation et la surexploitation des ressources naturelles, ainsi que la perte de biodiversité.

L’Institut offrira d’ailleurs un nouveau programme
de doctorat dans ce domaine à compter de 2018-2019.

C’est sans oublier les programmes étroitement liés aux changements climatiques offerts par les facultés des Arts, des Sciences et de Génie.

 

Recherche

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Plusieurs professeurs participent à des activités de recherches qui portent sur les changements climatiques et leurs répercussions. Leurs équipes, composées d’étudiants, de stagiaires postdoctoraux et de techniciens, réussissent à obtenir des millions de dollars en financement auprès des gouvernements, de grandes entreprises et de fondations privées.

Ces chercheurs travaillent à trouver des solutions innovatrices pour contrer les changements climatiques ou en atténuer les effets les plus néfastes. Ultimement, leurs travaux permettront aux décideurs de prendre des décisions éclairées en matière d’environnement.

L’Université a par ailleurs créé un Fonds de recherche en innovation propre (FRIP) doté d’un capital d’amorçage de 10 millions de dollars. L’objectif de ce fonds consiste à stimuler toute une série de nouvelles initiatives de recherche portant sur l’environnement et les changements climatiques.

La création du FRIP a déjà permis d’obtenir des fonds de recherche auprès du gouvernement fédéral, dont deux subventions du Programme de formation orientée vers la nouveauté, la collaboration et l’expérience en recherche du Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie du Canada.

On estime que d’ici 2020, l’Université aura largement dépassé son engagement à investir 1,5 million de dollars dans le cadre du FRIP. Cette contribution importante, jumelée aux dons externes et aux subventions gouvernementales devrait avoir un impact important sur la capacité du Canada à agir sur la scène internationale dans la lutte commune contre les changements climatiques et la détérioration de l’environnement.

Finances

Le Comité des finances et de trésorerie a mis en place des initiatives pour exclure progressivement du portefeuille de l’Université les placements en énergies combustibles. Il a également établi un cadre qui permet de mesurer annuellement les résultats de ce virage.

Ces initiatives ont déjà porté fruit, puisque l’empreinte carbone du portefeuille d’actions à long terme de l’Université a considérablement diminué, passant de 202,3 tonnes de dioxyde de carbone par millions de dollars (CO2e/M$) en 2015 à 79,0 tonnes de CO2e/M$ en 2016.

C’est sans oublier les nombreux programmes qui contribuent à créer un environnement écoresponsable sur le campus. Certaines initiatives ont déjà permis de réduire les émissions de gaz à effet de serre, la consommation d’eau et l’utilisation de combustibles fossiles, et ce, malgré la croissance continue des infrastructures et de la population du campus.

«En poursuivant ces initiatives, l’Université pourra tabler sur ses réussites pour laisser un héritage durable aux générations futures », conclut Jacques Frémont.

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