Description of graduate courses

Winter 2019

PHI 5343 A: Metaphysics

Episodes from the History of Analytic Philosophy: Russell and Carnap on the Logical Structure of the World
Professor: Paul Rusnock
Day and Time: TBA

Course description

In this course, we will study some classics of early twentieth-century analytical philosophy, notably Russell’s Philosophy of Logical Atomism, and Our Knowledge of the External World and Carnap’s Aufbau. Brilliant examples of the application of the then brand-new “new logic” to traditional philosophical problems, these works still have, for all their shortcomings, much to teach us today.

Evaluation

Presentation(s), Paper(s)

Bibliography

  • B. Russell, The Philosophy of Logical Atomism (Reprint Chicago: Open Court, 1998)
  • B. Russell, Our Knowledge of the External World (Reprint London: Routledge, 2009)
  • R. Carnap, The Logical Structure of the World, ed. and tr. R. A. George (Chicago: Open Court, 2003)
  • We may also use: B. Russell, The Analysis of Matter (Reprint London: Routledge, 2001)
  • And will certainly consult the voluminous secondary literature.
PHI 5344 A: Philosophical Anthropology

The Humanism of Bernard Williams
Professor: Hilliard Aronovitch
Day and Time: TBA

Course description

The writings of Bernard Williams (1929-2003) on ethics, politics, and personal identity have been heralded as highly original and influential, and remarkable for combining analytical precision with human insights and a sense for large issues. Prominent philosophers who have been his significant interlocutors include: Alasdair MacIntyre, John McDowell, Thomas Nagel, Martha Nussbaum, Derek Parfit, Amartya Sen, and Charles Taylor. This seminar will critically address Williams on ethical character, the rationality of emotions, utilitarianism, naturalism, liberalism, modern vs. ancient morality, and on special issues including "moral luck", the (un)desirability of immortality, and the problem of "dirty hands" in politics. As well as investigating important topics and the work of a particularly fertile thinker, the seminar will be a study in a mode of doing philosophy.

Évaluation

Commentary 1 on designated reading, 1000 words 20%
Commentary 2 on designated reading, 1000 words 20%
Project for paper, 10 min. presentation or 500 word submission 10%
Paper, 4000-5000 words 50%


Bibliographie

To be drawn from these books and other sources:

  • Bernard Williams, Problems of the Self: Philosophical Papers 1956-1972 (Cambridge: Cambridge University Press, 1973).
  • ------------------------, Moral Luck: Philosophical Papers 1973-1980 (Cambridge: Cambridge University Press, 1981).
  • ------------------------, Making Sense of Humanity and Other Philosophical Papers 1982-1993 (Cambridge: Cambridge University Press, 1995).
  • ------------------------, Philosophy as a Humanistic Discipline, edited by A. W. Moore (Princeton University Press, 2006).
  •  Also: articles by Derek Parfit, Charles Taylor, Thomas Nagel, Martha Nussbaum, Michael Stocker, among others.
PHI 5345 A: Ethics I

Contemporary Approaches to Moral Psychology
Professor: Andrew Sneddon
Day and Time: TBA

Course description

Philosophical moral psychology focuses on the psychological capacities that realize moral agency and the philosophical issues that they raise. Specific questions include: What are the psychological foundations of morality? What psychological capacities enable us to evaluate actions? To act in accordance with moral norms? To attribute moral responsibility to ourselves and others? These are some of the topics of this course.

Philosophers have long used the traditional a priori methods of their discipline to address these issues. Accordingly, there is some classic work in the contemporary anglo-american tradition that is illuminating, or at least interestingly suggestive, about moral psychology. However, the early 21st century finds us in the midst of a burgeoning Golden Era in philosophical moral psychology. The central reason for this is an influx of empirical information into philosophical thought about moral psychology. This course will look at some contemporary classics in moral psychology, but the bulk of the course is about the a posteriori trends that are emerging.

Évaluation

Non spécifiée.

Bibliographie

Likely authors include :

  • Valerie Tiberius
  • Daniel Wegner
  • Alfred Mele
  • Sharon Street
  • Michael Smith
  • Shaun Nichols
  • Jonathan Haidt
  • John Doris
  • P.F. Strawson
  • Harry Frankfurt
  • Joshua Greene
PHI 5731 A: Philosophie ancienne

L’ontologie impossible: Pourquoi Héraclite a raison contre Parménide selon Nagarjuna
Professeur: Catherine Collobert
Jour et heure: À venir

Course description

Platon, on le sait, a présenté dans le Théétète la philosophie comme un champ de bataille (avant Kant), un affrontement sans merci entre deux protagonistes Parménide et Héraclite qui incarnent deux positions philosophiques, respectivement celle de l’être et celle du devenir, que Platon s’efforcera de concilier.

Cette conciliation est pour Nagarjuna (philosophe indien du IIe s. de notre ère) impossible parce qu’elle résulte d’une méprise fondamentale sur la nature de la réalité qui est essentiellement comme Héraclite l’affirme fluence. Nagarjuna n’affirme pas pour autant à la façon de Gorgias un nihilisme ontologique. Mais philosophe de la déconstruction (avant l’heure), il met à bas toutes nos catégories de pensée, qui reposent sur une opposition dualiste intenable selon lui. La dialectique nagarjunienne entreprend de vaincre la logique avec ses propres armes. Principes d’identité et de non-contradiction sont poussés à la limite pour montrer leur incapacité à dire la réalité telle qu’elle est, c’est-à-dire dans son ainsité (tathata en sanskrit). Aristote reproche à Héraclite de ne pas respecter le principe de non-contradiction. Mais les principes de la logique aristotélicienne reposent sur une ontologie de la substance que ni Héraclite ni Nagarjuna n’acceptent.

Ce cours de philosophie comparée examinera le Poème de Parménide, qui a posé les fondations de l’ontologie occidentale, les Fragments d’Héraclite, qui rendent cette ontologie caduque -- comme l’ont bien compris Platon et Aristote. Nous verrons à partir de cet examen comment Nagarjuna résout le conflit, non à la manière de Kant, mais en dissolvant les catégories en jeu dans ce conflit pour proposer une doctrine de la vacuité, doctrine de la voie médiane (madhyamika) aux effets roboratifs et libérateurs.

Évaluation

Non spécifiée

Bibliographie

  • Parménide, Le Poème
  • Héraclite, Fragments
  • Nagarjuna, Traité du milieu, Stances du milieu par excellence, Le Livre de la chance
PHI 5771 A: Philosophie sociale et politique II

La critique de la religion chez Hobbes et Spinoza : L’interprétation de Leo Strauss
Professeur: Daniel Tanguay
Jour et heure: À venir

Course description

Selon Leo Strauss, l’un des moments fondateurs de la modernité politique fut la critique de la religion de la révélation que l’on trouve dans deux des grands traités « théologico-politiques » modernes : le Léviathan (1651) de Hobbes et le Traité théologico-politique (1670) de Spinoza. Ces traités cherchent à redéfinir la place de la religion dans la cité ou, plus précisément, à émanciper la sphère politique et civile de la tutelle religieuse. Or, une telle redéfinition du rapport de la religion au politique passait nécessairement dans l’esprit de ces philosophes par une critique des prétentions de toute religion révélée à dire la vérité finale sur la condition humaine. C’est pourquoi, comme le montre l’interprétation de Strauss, cette critique de la religion constitue une étape essentielle dans le projet politique plus global d’un Hobbes ou Spinoza de fonder un État dont le pouvoir ne dépendrait plus d’une quelconque Église ou religion constituée. Le but de ce séminaire est d’explorer la reconstruction complexe que Strauss présente de cette critique hobbésienne et spinoziste de la religion. On savait que Strauss avait exploré le dédale de cette critique dans son premier ouvrage — La critique de la religion chez Spinoza (1930), mais on ignorait jusqu’à tout récemment qu’il avait aussi en quelque sorte préparé un complément à son premier ouvrage qui aurait porté le titre de La critique de la religion chez Hobbes. Cet ouvrage inachevé a fait l’objet d’une publication en allemand en 2001,  puis d’une traduction française (2005) et d’une traduction américaine (2011). Ces deux ouvrages nous serviront de guides dans cet examen qui exigera bien sûr de constants allers et retours entre les traités classiques de Hobbes et de Spinoza et le commentaire subtil et nuancé qu’en propose Strauss. Nous espérons pouvoir ainsi explorer un pan essentiel de notre modernité politique en réexaminant les arguments essentiels qui l’ont tout d’abord justifiée.

Évaluation

1) Participation.............................................................................…………………....10%

2) Travail principal (en deux étapes).................................................................90%

a) Problématique, hypothèses, bibliographie.......................................................15%

i) présentation orale du travail (10 minutes) lors d’une rencontre
individuelle……………………………........................................................................... 5%

ii) présentation écrite de 4 pages …………........................................................10%

b) Travail final.........................................................................................................75%

i) présentation orale de 20 minutes………........................................................25%

ii) présentation écrite de 15-30 pages……………...............................................50%

Bibliographie

  • Ouvrages classiques
  • HOBBES, Thomas, Léviathan, trad. par G. Mairet, Paris, Gallimard, 2000.
  •  SPINOZA, Baruch, Traité théologico-politique, trad. par J. Lagrée et P.-F. Moreau, Paris, PUF, 1999
  • Ouvrages de Leo Straus
  •  STRAUSS, Leo, La critique de la religion chez Hobbes. Une contribution à la compréhension des Lumières (1933-1934), trad. par C. Pelluchon, Paris, PUF, 2005.
  •  STRAUSS, Leo, Hobbes’s Critique of Religion and Related Writings, trad. par G. Bartlett and S. Minkov, Chicago The University of Chicago Press, 2011.
  •  STRAUSS, Leo, La critique de la religion chez Spinoza ou les fondements de la science spinoziste de la Bible. Recherches pour une étude du Traité théologico-politique, trad. par G. Almaleh, A. Baraquin et M. Depadt-Ejchenbaum, Paris, Cerf, 1996.
PHI 5777 A: Philosophie de l’art

Naissance de l’esthétique philosophique
Professeur: Mitia Rioux-Beaulne
Jour et heure: À venir

Course description

On peut, dans une certaine mesure, considérer que l’esthétique philosophique naît au tournant du 18e siècle, au moment où de nombreux philosophes, notamment empiristes, mettent de l’avant l’idée qu’une théorie du goût doit d’abord être une théorie du plaisir, faisant ainsi de l’expérience esthétique du sujet le critère de l’évaluation de la beauté. Addison, Hutcheson, Shaftesbury et Hume dans l’espace anglo-saxon seront les plus influents et auront des échos jusqu’en France et en Allemagne. Dans l’espace francophone, une fusion de l’empirisme et de ce que Jacques Chouillet a appelé les « métaphysiques du beau » qui ont eu cours dans la première moitié du 18e siècle donnera lieu à des développements audacieux chez les Du Bos, Batteux et Diderot. Dans l’espace germanique, c’est l’influence persistante de la pensée de Leibniz et les efforts faits pour la rendre compatible avec celle de Locke qui donnera lieu à certains développements spécifiques chez les Baumgarten, Lessing ou Sulzer.

Ce séminaire sera dédié à l’étude de textes fondateurs de tous ces auteurs qui ont pavé la voie à l’émergence d’une esthétique philosophique conçue comme une discipline autonome, et, de manière plus particulière, à la définition kantienne de cette autonomie dans la troisième critique. C’est donc cette troisième critique que nous prendrons comme terminus ad quem, nous efforçant de comprendre en quel sens s’y cristallise d’une manière très spécifique quelque chose qui était en marche depuis près d’un siècle.
 

Évaluation

Exposé oral 20%
Bibliographie commentée 20%
Travail final 50%
Comptes rendus de lecture hebdomadaires 10%


Bibliographie

  • ADDISON, Joseph. The Spectator.
  • BATTEUX, Charles. Les Beaux-Arts réduits à un même principe.
  • BAUMGARTEN, Alexander Gottlieb. Aesthetica.
  • CROUSAZ, Jean-Pierre de. Traité du Beau.
  • DIDEROT, Denis. Traité du Beau.
  • DU BOS, Jean-Baptiste. Réflexions critiques sur la poésie et la peinture.
  • HUME, David. De la norme du goût.
  • HUTCHESON, Francis. Recherches sur l’origine de nos idées de beauté et de vertu.
  • KANT, Emmanuel. Critique de la Faculté de juger.
  • LESSING, Gotthold Ephraim. Laocoon.
  • SHAFTESBURY, Anhony Ashley-Cooper, Third Earl of. Characteristics of men, manners, opinions, times.
  • SULZER, Johann Georg. Théorie générale des beaux-arts.

Fall 2018

PHI 5336 A: German Philosophy I

Hegel’s Philosophy of Absolute Spirit (Art, Religion and Philosophy)
Professor: Jeffrey Reid
Day and Time: TBA

Course description

The course proposes a reading of selections from Hegel’s introductory lectures on art, religion and philosophy, the three areas of his “Science” that constitute, in his teaching manual known as the  Encyclopedia of Philosophical Sciences (1817-31), what he refers to as Absolute Spirit.  In order to understand the place occupied by art, religion and philosophy within Hegel’s system, we must acknowledge Absolute Spirit’s place as the last chapter in Hegel’s Philosophy of Spirit and therefore as the last word of his system.  The Encyclopedia chapter on Absolute Spirit is comprised of dense, highly conceptual, abbreviated pronunciations on art, religion and philosophy.  Hegel’s lectures, as he presented them briefly at Heidelberg and then extensively at Berlin, were oral commentaries on these difficult, short sections. Fortunately for us, the substance of his actual lectures has been preserved (through his own notes and those of several students) and published as his well-known lectures on the subjects, which form the content of Absolute Spirit.  The texts we will read are introductions drawn from these lectures. At their best, in spite of on-going philological debates on provenance etc., the lectures provide a lively, pedagogical and relatively clear account of Hegelian thought, showing his awareness of its difficulties and providing some insight into the man himself. The lectures also afford an excellent introduction to his philosophy, one that even the most experienced Hegel scholars do well to revisit.  Although each of the topics could, in themselves, offer enough material for a full seminar course, presenting them in reference to the Encyclopedia chapter on Absolute Spirit will ensure that we do not lose sight of the overall, systematic context in which the three specific objects/contents of Hegel’s philosophy take place.  In this light, art, religion and philosophy appear as the absolute expressions of human spirit and, reciprocally, as the human revelations of the Absolute.

Hegel’s Absolute Spirit raises questions about the systematic nature of his philosophy, its scientific pretensions and the meanings he attaches to that famous or infamous substantive: das Absolute.  Just how totalizing is it?  Is the Absolute human or divine, or, to the extent that these two terms are mediated by the essential third term of freedom, both?  Indeed, if we grasp the Philosophy of Spirit (following the Logic and the Philosophy of Nature) as the developing narrative of freedom, from its abstract beginnings in individual subjective mind (Subjective Spirit), through its concrete instantiations in the State and its history (Objective Spirit), then we are tempted see art, religion and philosophy as essentially human expressions of the Idea’s free self-enjoyment, which Hegel portrays, in the final words of the Encyclopedia, as the perfect activity of Aristotle’s God.

Évaluation

Oral presentation of one text under discussion 30%
5-7 page personal reflection on an issue/question pertaining to the material 50%
Attendance/participation 20%


Bibliographie

  •  G. W. F. Hegel, On Art, Religion and the History of Philosophy, Introductory Lectures, edited by J. Glenn Gray, Introduction by Tom Rockmore, (Indiannapolis: Hacket, 1997 [1970, Harper and Row].
  •  For the Encyclopedia sections on Absolute Spirit, see below: N.B. This is not necessary to buy!  If I refer to the sections, I will either dictate short passages or photocopy them. As well, I will put the book below on Reserve at the Morisset Library.
  • Hegel’s Philosophy of Mind, translated by W. Wallace and A.V. Miller (Oxford: Oxford University Press, 1971).  This is a reissue of the Wallace translation, with the Boumann additions (Zusätze) to the Subjective Spirit section added, translated by Miller, with a new introduction by J.N. Findlay. ISBN 0198750145 (paperback)
PHI 5365 A: Metaphysics II

Wittgenstein
Professor: David Hyder
Day and Time: TBA

Course description

1. Introduction

2. Frege and Russell

Frege: “Sense and Reference”

Russell: “The Theory of Logical Types”, 2.i-iii (LOM)

T: 5.47-5.4733

3. Propositions and Logical Space T: 1-3.5; 5.535-5.5422

4. Rules and Internal Relations “Notes Dictated to Moore” (LOM) pp. 211-216 T: 4-4.53; 6.1-6.13

5. Logic and Science T: 5-5.641, 6.2-7

6. Mysticism and Values T: 7

7. Names and Language Games PI: §§ 1-65

8. Determinate Sense and Philosophical Analysis  PI: §§ 65-133

9. Meaning and Understanding PI: §§ 134-184

10. Following a Rule PI: §§ 185-245

11. Kripke 1 Kripke, ch. 1, 2

12. Private Language PI: §§ 246-315

13. Kripke 2 Kripke, ch. 3
 

Évaluation

Presentation 20%
Participation 10%
Final paper of 20 pages which can be based on the presentation 70%


Bibliographie

  •  Wittgenstein, Ludwig. Tractatus logico-philosophicus. London: Routledge. 2001. (TLP)
  •  Wittgenstein, Ludwig. Philosophical Investigations. London: Routledge. 2005. (RP)
  •  Kripke, Saul A. Wittgenstein On Rules and Private Language. Paris: Seuil. 1996. (à commander au début du cours)

PHI 5732 A: Philosophie médiévale

Le «Monisme Panthéiste» en histoire de la philosophie: Jean Scot Érigène, Giordano Bruno et Spinoza
Professeurr: Antoine Côté
Jour et heure: À venir

Course description

Il n’est pire erreur selon un certain consensus en métaphysique que celle qui consiste à confondre Dieu et la nature, car cela revient à attribuer à une même réalité des propriétés mutuellement incompatibles. C’est la confusion qu’on a reprochée, à tort ou à raison, à Jean Scot Érigène (IXe siècle), Giordano Bruno (XVIe siècle) et Spinoza (XVIIe siècle). L’objectif de ce cours est d’examiner les pièces essentielles du dossier chez ces trois auteurs – des extraits précis du Periphyseon de Jean Scot Érigène, du De la cause, du principe et de l’unité de Giordano Bruno, et de L’Éthique de Spinoza (livre I surtout) – en vue de déterminer, autant que faire se peut, si le reproche est fondé, et dans la mesure où il le serait, quelles réponses nos auteurs peuvent apporter à leurs critiques.

Évaluation

1) Présentation orale

2) Questions/commentaires hebdomadaires portant sur les lectures de la semaine en cours à afficher sur le forum de discussion du cours

3) Un descriptif de recherche d’une page accompagnée d’une bibliographie

4) Un travail écrit de vingt pages.

Bibliographie

Voir description

PHI 5743 A: Métaphysique I

Idéalisme et réalisme, histoire d’une querelle de Kant à nos jours
Professeur: Isabelle Thomas-Fogiel
Jour et heure: À venir

Course description

Les philosophes qui, aujourd’hui, revendiquent explicitement le terme « idéaliste » sont rares, voire inexistants. L’adjectif ne semble plus devoir désigner que des penseurs du passé : les représentants de l’idéalisme allemand, puis, au début du vingtième siècle, Bradley, Royce ou Husserl. Mais si l’idéalisme n’est plus guère revendiqué aujourd’hui, cela ne signifie pas qu’il ait disparu des livres nouvellement écrits, loin s’en faut. En effet, depuis une trentaine d’années, le terme est abondamment utilisé par la pléthore de philosophes qui se réclament du « réalisme », lequel représente la « constellation conceptuelle » majeure de notre début de vingt-unième siècle, comme l’idéalisme avait incarné celle du début du dix-neuvième. Or les réalistes contemporains utilisent le terme « idéalisme » comme un antonyme du réalisme, un ennemi à abattre, voire un épouvantail. Il n’est pour s’en convaincre que de citer Bouveresse qui définit le réalisme comme « se méfier systématiquement de l’idéalisme »[1], Tiercelin qui parle de la « puissante menace idéaliste qui pèse aujourd’hui, y compris sur la science et en particulier la physique »[2], ou encore Meillassoux qui voit, dans l’idéalisme kantien et ses multiples variantes, une « catastrophe »[3]. On peut, de même, relever, du côté de la phénoménologie la plus contemporaine, la reprise quasi obsessionnelle d’un même titre, celui de « révolution anti-copernicienne » (Richir, Romano, Pradelle). Bref, une grande partie de la philosophie de ces trente dernières années a remis sur le devant de la scène la querelle de  l’idéalisme et du réalisme, mais de manière éminemment réactive puisque l’idéalisme ne sert plus au réalisme qu’à se poser en s’opposant, à se déterminer en rejetant, à s’identifier en excluant.

Le cours s’interrogera d’abord sur ces définitions que l’on trouve de l’idéalisme dans le réalisme contemporain (I) et confrontera ensuite ces définitions à la réelle histoire du terme « idéalisme », que nous entreprendrons à travers des textes de Leibniz, Kant, Fichte, Hegel Husserl, Bradley et Royce (II). Le cours enfin cherchera à restituer la grave équivoque qui pèse aujourd’hui sur ce débat (III). Nous verrons comment le contresens contemporain sur l’idéalisme (contresens qui, historiquement, prend sa source dans la lecture de Berkeley par Diderot) consiste d’une part à rattacher le concept d’idéalisme à la notion de subjectivité quand  il se rattache, depuis sa naissance, à la notion d’idéalité, et d’autre part à penser la notion de vérité à partir de la seule catégorie de réalité ou d’existence de la chose (ce qui est là), quand il était d’abord question, pour l’idéalisme, de penser la notion de vérité à partir de celle d’universalité (ce qui, en droit, est valide en tout lieu et en tout temps et qui de ce fait, n’est pas ce qui est là, premier, originaire et en soi mais devient une norme visée ou une idéalité à réaliser). La plongée dans les textes de chacun des protagonistes nous permettra de présenter sous un autre angle la  querelle de l’idéalisme et du réalisme.

Évaluation

1) Examen mi-session  (30 pour cent de la note globale)

2) Devoir de synthèse (40 pour cent)

3) Exposé oral (25 pour cent)

4) 5 pour cent pour la participation.

La présence au cours est obligatoire. Toute absence aux examens doit être justifiée.

Bibliographie

Sera distribuée aux étudiants. 

PHI 5746 A: Philosophie sociale et politique

Justice, multiculturalisme et peuples autochtones
Professeur: David Robichaud
Jour et heure: À venir

Course description

Plusieurs auteurs ont défendu le multiculturalisme afin de produire une situation juste entre les membres de divers groupes culturels, nationaux, linguistiques et religieux. Cependant, on a souvent laissé les peuples autochtones à l’écart de ces réflexions, arguant que la situation autochtone au Canada méritait un traitement particulier. Le multiculturalisme peut-il penser les nations autochtones ? Entre justice distributive, justice réparatrice et reconnaissance, entre les positions anticolonialistes et post-colonialistes, nous aborderons les diverses positions normatives offrant des ressources permettant de penser la situation autochtone aujourd’hui. Que peuvent espérer les jeunes autochtones du Canada selon les diverses théories de la justice ? C’est la question qui traversera ce séminaire.

Évaluation

Non spécifiée.

Bibliographie

  • Delâge et Warren. Le piège de la liberté.
  • Coulthard. Red Skin, White Masks.
  • Kymlicka. Multicultural Odysseys.
PHI 6101 A: Selected problems I

Consciousness and Volition: From Neuroscience to Philosophy
Professor: Vincent Bergeron
Day and Time: TBA

Course description

In this course we will address two fundamental questions in the study of the mind:

1. What is consciousness?

2. Can we explain the emergence and operation of this central feature of human life by analyzing the brain?

We will pay particular attention to philosophical, neuroscientific, and psychological methods of investigation. The discussions will be organized around four themes:

1. The nature of conscious perception in both humans and animals.

2. The development of conscious thought in infants and young children.

3. Altered states of consciousness as they occur in normal and disordered sleep.

4. The role of consciousness in decision making (volition).

The course will consist of three hour sessions on a particular topic interspersed with student presentations on that topic. There will be twelve sessions in total including six lecture and six presentation sessions.

The course will focus on two key themes within the general Brain/Mind problem – can we explain the operations of the human mind by analyzing the human brain? The specific foci will be the problems of ‘consciousness’ and ‘volition’ (free will). It is, for ethical reasons, usually not possible to carry invasive experiments on the human brain. We will therefore discuss whether animals might not also be conscious and able to exercise ‘free will’ and how we would be able to determine this. In particular, we will confine our consideration of consciousness to ‘conscious perception’ because perception can, in principle, be investigated in both humans and animals and its neural correlates can be experimentally examined. We will then discuss whether or how behavioral experiments can be used to attribute conscious perception in an animal.

Conscious Perception (five sessions total: three lectures and two presentation sessions)
Drs. Bergeron and Maler will jointly present the first five sessions on Conscious Perception; they will consist of three formal lectures where the students will be expected to engage in vigorous discussion. There will also be two sessions of student presentations where the students will again participate by having read the assigned material and engaging in the ensuing class discussion.

Development of Consciousness (One lecture)
Dr. Atance will lecture on research with young infants showing that they have the capacity to think, reason, and problem-solve about the physical and psychological worlds. In fact, some argue that infants/young children are more “conscious” than adults. Yet, despite such claims, what may be fundamentally lacking in young children’s thought (and what we might consider a key attribute of consciousness) is the capacity to reflect on their knowledge. This reflective capacity develops markedly over the preschool years and its development will be the focus of the second part of this lecture.

Sleep, Dreaming and Consciousness (One lecture).
Dr. Fogel will discuss how normal and disordered sleep can serve as a window to understand how levels of both physiological/behavioural arousal and dream content can refine our understanding of consciousness.
The lectures by Drs. Atance and Fogel will be followed by one Presentation session that will cover the readings for both lectures

Volition (One lecture)
Drs. Bergeron and Maler will jointly present Neuroscience, Psychology and Philosophy perspectives on ‘free will’.
There will also be one presentation session on volition.

The course will end with one final presentation session. The presentations in this session will emphasize the integration of research on consciousness and volition across disciplines.

Course Directors
Profs Vincent Bergeron , Leonard Maler

Course lecturers
Dr. Atance (Psychology), Dr. Bergeron (Philosophy), Dr. Maler (Cellular and Molecular Medicine), Dr. Fogel (Psychology).

Course Registration and prerequisites
This course will be limited to a maximum of 12 students; Instructor permission (both Drs. Bergeron and Maler) will be required to register. Graduate students from the Neuroscience program (Department of Cellular and Molecular Medicine) and the Departments of Philosophy and Psychology will be eligible to enroll.

Evaluation

Grading will be based on evaluations of student participation (10%), student presentations (30%), three within-course commentaries (30%) and one final research essay (30%).
Participation: 10 marks total. Student participation is defined as a student asking questions or making comments during both formal lectures and the presentations of other students. The questions or comments should be based on the assigned reading for that session and should demonstrate active thinking about the subject matter.
Professors will judge the degree of participation and assign a grade of 0 or 1 for each of the 12 sessions. The top ten grades will be used to assign a final participation grade.

Commentaries

Each commentary will consist of three pages with 1.5 line spacing on one or two related papers. It will not be merely a summary of the reading(s), but a critical evaluation of one claim, argument, or conclusion. Each commentary will be worth 10%. The commentaries will be interspersed throughout the course so as to cover the widest possible range of topics. The Professors lecturing on a particular topic will provide a list of pertinent papers and students can choose their commentary topic from amongst these papers. It may be that a student comes across a relevant paper(s) from outside the lists provided; in this case the student can, with permission of the relevant Professor(s), use this paper(s) as the basis for a commentary.

Presentations

There will be four presentations per presentation session and therefore 24 presentations in all. Each student will give two presentations. A presentation will be broader in scope than a commentary. It will extend across more papers and disciplines, e.g., neuroscience and philosophy. Each presentation plus associated discussion will be approximately 40 minutes in duration. The presentation itself should be approximately 20 minutes in duration to leave time for discussion. Each presentation will be worth 15 marks and so, in total, will count for 30% of the final grade. The Professors in charge of a session will, in consultation with the students, assign presentation topics.

Essay

Essays will have 1.5 line spacing and be approximately 15 pages in length not including Figures or the bibliography. They will be due within two weeks after the formal end of the course. The Professors in consultation with students will set the essay topics. Topics will be closely connected to the lecture topics and be broader than what will be covered by the commentaries or presentations. The essay must go beyond the course reading and use other literature to demonstrate the students’ ability to defend a claim / thesis— using empirical, theoretical, philosophical arguments—about consciousness or volition from the perspectives of Neuroscience, Psychology and Philosophy.

Bibliography
Unspecified

 

Spring / Summer 2018

PHI 5359 A: German Philosophy

Heidegger: Metaphysics, Ethics, Politics
Professor: Sonia Sikka
Mondays 2:30 p.m.-5:30 p.m. DMS 10143

Course description

To many, Heidegger was a profound thinker who offered an acute diagnosis of the malaise of modernity while breaking innovative new paths for overcoming its ailments: alienation from nature, over-reliance on science and technology, reduction of human beings to clever calculators, and loss of local community as well as any sense of the sacred.  To others, he was a dangerous reactionary, irrationalist in his mode of thinking and drawn towards fascistic notions of the nation as an imagined cultural whole, while opposing social and scientific progress out of nostalgia for a mythic past.  Whatever one’s assessment, Heidegger’s critical analyses of the views and institutions peculiar to the world produced by the modern West have clearly resonated with a wide audience.  In this seminar, we examine a number of these analyses, tracing the interrelation between Heidegger’s position on metaphysics, ethics and politics over the course of his philosophical career.  Topics include:  location, place and history; individual and society; the relation between human beings and “nature”; technology, art and poetry; and the question of God. Heidegger’s understanding of the history of Western metaphysics, in its attempts to delimit the really real, is pertinent to his reflections on all of these topics and will form a guiding theme throughout the seminar.

Evaluation

In-class presentation & short essay (approx 1500 words) 40%
Final essay (approx 5000 words) 60%


Bibliography

  • Extracts from Being and Time (trans. John Macquarrie and Edward Robinson).
  • Nature, History, State, 1933-34 (trans. Gregory Fried and Richard Polt).
  • “The Question Concerning Technology” (trans. William Lovitt).
  •  Poetry, Language, Thought, trans. Albert Hofstadter (1971).

Spring/Summer 2017

PHI 5342 A: Naturalism and Wittgenstein's Philosophy of Logic

Naturalism and Wittgenstein

Professor: Patrice Philie

Thursday: 10:00 – 13:00, room DMS 8143

Tuesday 10:00 – 13:00, room DMS 8143

 

Course description:

In this seminar, we will study Wittgenstein’s philosophy of logic, from the Notebooks to On Certainty, with an emphasis on the Tractatus and the Philosophical Investigations.  Please note that this is NOT a technical course, it’s rather about the foundations of rationality.  No knowledge of logic will be required or presupposed. We will be paying special attention to Penelope Maddy’s recent book on the topic, The Logical Must: Wittgenstein on Logic, in which she argues that Wittgenstein held something close to a naturalistic conception of logic. This will also give us the opportunity to compare Wittgenstein’s views on the foundations of logic with those of Aristotle, as they are exposed in book Gamma of the Metaphysics and in the Second Analytic.

Fall 2017

PHI 5332: Medieval Philosophy (3 crédits)

The Problem of Universals from Boethius to Ockham
Professor: Antoine Côté
Wednesday 08:30-11:30 DMS 8143

Description:

THE course examines four treatments of the problem of universals, those of Boethius, Peter Abelard, John Duns Scotus and William Ockham (3 sessions per author). An introductory session will be devoted to Porphyry’s Eisagogê, the text that gets the whole medieval debate rolling. A detailed schedule of sessions and readings will be posted later on in the summer. A good selection of texts from each author is available in Paul Vincent Spade’s Five Texts on the Mediaeval Problem of Universals (Hackett) which will be our main working tool. Students will be expected to have secured their own hard copy of the book (an e-edition is available but is not suitable for class work) in time for the first session, on September 6.

Evaluation:

1) Every week before by 5 pm on Tuesday (we meet on Wednesday mornings, from 8:30 to 11:30), students must post on the class discussion forum on Virtual Campus one problem or question relating to that week’s readings. The question should be precise and incisive, showing that you have read the material carefully and thought about it seriously. It can be anywhere from a paragraph to a page long, sufficiently long at any rate to identify a problem and explain why it is a problem, or raise a question and explain why it is an interesting and relevant question. There is one important constraint: no two students can submit the exact same question. This will be easy to verify since the forum will be public (i.e. everybody in the class will be able to see everybody else’s questions), and postings will appear in order of upload. Proper care should be taken in crafting comments/questions, since they will be used to fuel class discussion and their authors might be called upon to explain or clarify them. (30 points)

2) One fifteen-minute in-class presentation, in which each participant presents that week’s readings (guidelines will be posted on VC) and takes questions from the floor. Presentations will start on Week 2. They will be assigned by lot at our first meeting. (10 points)

3) A one-page outline of your research paper plus a one-page bibliography containing at least five directly relevant articles or books in the secondary literature as well as the relevant primary sources. This outline must be presented to me in person for discussion at my office during week 10. The outline will not be graded, but 10 points will be deducted from anyone who submits a paper without first submitting an outline (and discussing it with me in person).

4) One research paper (4000 words; worth 60 points) to be submitted by email attachment on 6 December. Expectations will be discussed in class.

PHI 5371 A: Political Philosophy (3 credits)

Perfection and Freedom: German Political Thought from Leibniz to the Hegelian School
Professor: Douglas Moggach
Tuesday 2.30 to 5.30 DMS9143

Course description:

Beginning with conceptions of spontaneity, natural law, and ethical perfectionism in Leibniz and Christian Wolff, this course traces the development of Kantian ethics and of the idea of the juridical subject as a sustained critique of Leibnizian positions, through Kant’s key texts in political philosophy and practical reason. The debates among Kantians (for example, Schiller, Fichte and their circle) on questions relating to this evolution will be studied, to elucidate a specifically post-Kantian perfectionist ethic, with diverse political consequences. The role in this process played by Hegel and members of the Hegelian School (including Marx) will be evaluated.

PHI 5731A/4784A: Philosophie ancienne 1 / Textes philosophiques (3 crédits)

La quête de l’Absolu chez Plotin et Bouddha : une approche contrastée
Professeur: Catherine Collobert
Jeudi 14h30-17h30 DMS 11143

Description:
Cette étude de philosophie comparée se propose d’explorer deux approches de l’Absolu, la première dans la tradition grecque au IIIe s. de notre ère, la seconde dans la tradition indienne, au Ve avant notre ère. Il s’agit d’étudier les convergences et les divergences dans la conception de l’Absolu lequel apparaît sous la figure de l’Un chez Plotin et de l’Inconditionné chez Buddha. Bouddha et Plotin ont enseigné et proposé une voie qui conduit à l’Absolu (kevala en pali, haploûs en grec). Si l’Un est le terme d’une ascension qui exige un dépouillement de soi : « Aphelè panta » dit le traité 49, l’Inconditionné est métaphoriquement « l’Île » (ou l’extinction : nibbana) atteinte par la compréhension de l’inexistence de tout soi. Dépouillement ou absence, ils sont tous deux entendus comme une libération et comme le résultat d’une déconstruction, en d’autres termes, comme une déconstruction libératrice qui s’élabore sur une base théorique et pratique.

Textes étudiés : Dhammapada, Les stances de la Loi, traduction de Jean Pierre Osier, Flammarion, Paris, 1997, Digha Nikaya – traduction de Môhan Wijayaratna- Edition Lis – 2010 ; Majjhima Nikaya -traduction intégrale de Môhan Wijayaratna (5 volumes) – Edition Lis – 2014 (Les suttas sont pour la plupart disponibles en ligne téléchargeables gratuitement).

Plotin, Traités, sous la direction de Luc Brisson et de Jean-François Pradeau, Paris, Flammarion, GF, 2002-2009.

PHI 5746 A: Séminaire de philosophie sociale et politique (3 credits)

Leo Strauss et Pierre Manent : deux retours contemporains à la philosophie politique ancienne
Professeur : Daniel Tanguay
Mercredi de 14 h 30 à 17 h 30 DMS 8143​​​​​
 

Description :

Deux figures de la philosophie politique contemporaine, Leo Strauss et Pierre Manent,  ont proposé à un peu plus d’une génération de distance un retour à la philosophie politique ancienne. La nécessité d’un tel retour repose pour eux sur un diagnostic partagé portant sur l’impasse dans laquelle se trouverait la philosophie politique moderne. Nous verrons dans un premier temps les points communs et les points de divergence de deux auteurs concernant la compréhension et l’explication de cette impasse. Nous porterons une attention particulière à leur interprétation de la genèse de la modernité politique ainsi qu’à leur critique de l’historicisme et du relativisme. Si Strauss et Manent sont d’accord sur le fait que seul un retour aux Anciens permettrait à la philosophie politique de surmonter les apories modernes, nous verrons toutefois dans un second temps qu’il ne semble pas s’entendre sur ce qui constitue l’essence de la philosophie politique ancienne. Au risque de simplifier leurs positions pourtant tout en nuances et subtilités, on pourrait dire qu’alors que le retour de Strauss est « platonicien », celui de Manent est « aristotélicien ». Derrière ces deux vocables se cachent en fait deux conceptions sensiblement différentes de la philosophie politique et aussi de la philosophie qui, risquerait-on d’avancer, recoupent deux attitudes « classiques » opposées concernant les rapports de la philosophie à la vie politique, de la vie théorétique à la vie pratique. Ces deux conceptions débouchent sur une évaluation sensiblement différente des tâches de la philosophie politique. Notre exploration des propositions straussiennes et manentiennes visera à dégager ces deux conceptions et à en évaluer les mérites et les faiblesses.

 

Évaluation :

1) Participation - 10%

2) Travail principal (en deux étapes) - 90 %

a) Problématique, hypothèses, bibliographie (15%)

- Présentation orale du travail (10 minutes) lors d’une rencontre individuelle - 5%

- Présentation écrite de 4 pages - 10%

b) Travail final (75%)

- Présentation orale de 20 minutes - 25%

- Présentation écrite de 15-30 pages - 50%

 

Bibliographie :

Manent, Pierre, Naissances de la politique moderne. Machiavel-Hobbes-Rousseau, Paris, Payot, 1977. 209 p. [Édition de poche : Tel/Gallimard, 2007]

Manent, Pierre, Histoire intellectuelle du libéralisme : dix leçons, Paris, Calmann-Lévy, 1994, 250 p. [Édition de poche : Hachette, 1997.]

Manent, Pierre, La cité de l’homme, Paris, Fayard, 1994. 295 p. [Édition de poche : Champs/Flammarion, 1998]

Manent, Pierre, Cours familier de philosophie politique, Paris, Fayard, 2001. 341 p. [Édition de poche : Tel/Gallimard, 2004]

Manent, Pierre, Les métamorphoses de la cité. Essai sur la dynamique occidentale, Paris, Flammarion, 2010. 424 p.

Strauss, Leo,  Droit naturel et histoire, trad. par Éric de Dampierre, Paris, Flammarion, 2008 [1953], 323 p. 

Strauss, Leo, Qu’est-ce que la philosophie politique?, trad. par Olivier Sedeyn, Paris, PUF, 1992 [1959]. 296 p.

Strauss, Leo, La cité et l’homme, trad. par Olivier Sedeyn, Paris, Le Livr

PHI 6101 A: Selected Problems 1 (3 crédits)

Troublesome Speech
Professor: Andrew Sneddon
Tuesday 08:30 – 11:30a.m.  DMS 11143

Course description:
Our world is marked by a growing concern with the things that people say. Both free speech and the importance of limiting, even prohibiting, certain sorts of offense are widely valued. Can sense be made of this? Answering this question requires examination of both the arguments in favor of freedom in expression and the arguments about various sorts of problematic speech. This course will probe the limits of acceptable speech with special focus on the values that seem to be relevant to understanding why certain sorts of speech are morally problematic.

Likely topics: Blasphemy, obscenity, hate speech, lying, cursing, bullshit, insults, and more. Generally speaking, much of the course will be a reflection on just what counts as offensive, and why this might be thought to matter morally.

Winter 2018

PHI 5331 A: Ancient Philosophy I (3 crédits)

Parmenides, Plato, and Heidegger: The Question of Being
Professor: Francisco Gonzalez
Thursday 2:30-5:30 p.m.  TBT311

Description

The first half of this seminar will be devoted to a reading of Parmenides’s fragments followed by Martin Heidegger’s 1942/43 course on Parmenides (Gesamtausgabe 54). The second half of the seminar will turn to Plato’s dialogue the Parmenides in the first half of which he shows Parmenides subjecting to withering critique what is presumably Plato’s own ‘theory of Forms’. The dialogue’s second half is a dialectical exercise that has baffled all readers and led to widely divergent interpretations: the hypotheses “the one is” and “the one is not” are made the basis of at least eight deductions that lead to contradictory conclusions. But it is not too controversial to suggest that in this dialectical exercise fundamental ontological assumptions shared by Parmenides and by at least a certain version of Plato’s ‘theory of Forms” are shaken and even exploded. It is presumably this fact that attracted Heidegger to the dialogue and made him consider it at one point the work of Plato, and indeed of Ancient Greek philosophy, that advanced furthest in the question of being. Heidegger indeed saw the dialogue as shaking to its foundations what he saw as the Greek conception of being going back at least to Parmenides and grounding the whole metaphysical tradition: being as constant presence. In the dialogue’s second half Heidegger finds a radically different conception of being as ‘change’ (metabolê) along with a conception of time, not as the image of eternity, but as the ‘sudden moment’ (to exaiphnês). Heidegger’s reading of the Parmenides indeed shatters his own account of the history of metaphysics. Unfortunately, this extraordinarily important, comprehensive and close reading was pursued in a seminar from 1929/30 that remains unpublished. A recent volume of the Gesamtausgabe (83) includes Heidegger’s notes for the seminar, but they are very brief, cryptic and incomplete. A very detailed and clear transcript of the seminar is to be found in the Herbert Marcuse archive in Frankfurt am Main (presumably prepared by Marcuse himself who attended the seminar). As part of my SSHRC funded work on Heidegger’s unpublished seminars I have studied this transcript in Frankfurt and plan to translate it in its entirety for this graduate seminar. I will also translate Heidegger’s notes as published in the Gesamtausgabe since there is no plan to translate this volume into English in the near future. Thus students, as the culmination of this study of the question of being in Parmenides, Plato and Heidegger, will have access to the content of a Heideggerian seminar previously unavailable and arguably one of the most important he ever gave, one that completely revises our understanding of Heidegger’s relation to Ancient Greek philosophy. This unpublished seminar on Plato’s Parmenides will prove an indispensable supplement and even correction to the published course on Parmenides.
 

Required Texts

Parmenides of Elea: Fragments. Trans. David Gallop. University of Toronto Press, 1991.

Martin Heidegger. Parmenides. Trans. André Schuwer & Richard Rojcewicz. Indiana University Press, 1992.

Plato: Parmenides. Trans. Mary Louise Gill and Paul Ryan. Hackett: 1996. Or: Platon: Parmenide. Trans. Luc Brisson. 2nd ed. Flammarion: 1999.

PHI 5336 A: German Philosophy I (3 credits)

Hegel’s Political Philosophy
Professor: Jeffrey Reid
Thursday 08:30-11:30 a.m.  DMS 9143

Description

The seminar proposes a close reading of the second, middle section of Hegel’s Philosophy of Spirit, the third book of his system, as carried out in the Encyclopedia of Philosophical Sciences (1817, 1827, 1831).  Within the Philosophy of Spirit, the Objective Spirit section follows Subjective Spirit (Hegel’s philosophy of mind), and precedes the ultimate section on Absolute Spirit (art, religion, philosophy).  The Encyclopedia’s Objective Spirit deals, in its own summary way, with much of the content found in Hegel’s most political work, his better-known teaching compendium, the  Elements of the Philosophy of Right (1821).

At the end of Subjective Spirit, the Encyclopedia has arrived at the conceptual truth of subjective freedom as underlying both theoretical and practical (moral) intelligence. In Objective Spirit, Hegel now demonstrates the necessity of freedom actually being in the world.  The goal is to present, scientifically, an organic State that is the lively embodiment of individual rights, the private family sphere, traditional customs, economic activity and the constitutional apparatus of State institutions.  Although Hegel’s philosophy of the State certainly involves the mutual recognition of individual citizens, it describes a political reality beyond that of the simple homogeneous community, outlining a complex body politic, whose corporations and institutions are meant to sustain real internal difference, animating the life of the whole. The extent to which meaningful difference is possible within such an organic vision of statehood remains, however, a fundamental subject of debate.  In this light, Hegel’s text addresses such issues as crime and punishment, dissent, the place of individual conscience and morality, the roles of custom and religion, as well as international relations (war, colonialism, world history).

Although the seminar will refer primarily to the more extensive teaching manual, the Philosophy of Right, with its enlightening Remarks and Additions, referring as well to the Objective Spirit section of the Encyclopedia will afford us a more synoptic view of how the political philosophy is incorporated into Hegel’s system or Science.  Such reference also forces us to confront the question: can a non-absolutist political philosophy exist within a Science of the Absolute? nal research paper

PHI 5346 A: Social, Political Philo. I (3 credits)

The Concept of Political Culture
Professor: Hilliard Aronovitch
Monday 2:30-5:30 p.m.  TBT311

Description:

Major philosophers in earlier periods, such as Aristotle, Montesquieu, and Hegel, and classical social theorists, such as Alexis de Tocqueville and Max Weber, have all held that different types of political regimes depend upon different socially established attitudes and values; in other words, that forms of government and political priorities are aspects of general cultural orientations. Since the mid-twentieth century, this idea of a connection between politics and cultural contexts, the hypothesis about political culture(s), has been both advocated and disputed by numerous philosophers and social scientists. Among philosophers on the topic or on associated conceptual issues are: Hannah Arendt, Jürgen Habermas, Alasdair MacIntyre, Charles Taylor, Brian Barry, Bernard Williams, and Richard Rorty; prominent social scientists debating these matters include: in political science, Gabriel Almond, Samuel Huntington, Robert Putnam, and Francis Fukuyama; in anthropology and sociology, Ernest Gellner and Clifford Geertz; in psychology, Stephen Pinker.

     By drawing on thinkers such as these, from diverse disciplines, this seminar will explore the sense and significance of the hypothesis that a political culture is the key determinant of the political system, and will investigate the empirical and normative issues it raises: about cultural causation, hermeneutic interpretation, political traditions, moral justification, cultural relativism, etc.

 

READINGS, to be specified prior to course:

  A selection of articles and perhaps also a general thematic text. 

 

REQUIREMENTS:

Commentary 1, on designated reading, 850-1000 words.    Submit at first class in Feb   20%

Commentary 2, on designated reading, 850-1000 words.    Submit at first class in Mar   20%

Project for paper, 10 min. oral or 500 word submission.    Do at or submit by last class  10% 

Paper, 4000-5000 words, on topic of choice.                       Submit 2 weeks after last class   50%

 

TIMETABLE  to be specified prior to course of topics and readings for each class

PHI 5735/4796 A: Philosophie Française I - Problèmes philosophiques (3 crédits)

Montesquieu – Anthropologie, histoire, politique
Professeur: Mitia Rioux-Beaulne
Mardi 14h30-17h30 HGN 305

Course description:

Montesquieu, on le sait, inaugure une approche du politique qui, tout en faisant fond sur une tradition bien établie depuis les théoriciens du droit naturel (Grotius, Pufendorf), voire depuis les théoriciens humanistes de la république (Machiavel, Bodin), revendique une assise méthodologique nouvelle : l’orientation de la philosophie politique sera désormais celle d’une science expérimentale, dont les objets sont les diverses constitutions ayant eu cours dans l’histoire.  Ce dont il s’agit, dès lors, c’est non de poser la normativité comme point de départ de la philosophie politique, mais de la dériver au contraire d’une enquête sur les faits. En ce sens, Montesquieu participe bien du mouvement des Lumières, dont l’une des caractéristiques est de chercher à penser sous les auspices d’une généalogie, généalogie ancrée dans un mouvement de naturalisation intégrale de l’expérience humaine. Faire du politique l’objet d’une science, c’est dire que tout ce qui s’y joue est réglé par des lois naturelles saisissables par la raison.

L’analyse des constitutions que produit Montesquieu se présente en fait au départ comme une méthode historique. Il s’agit, pour lui, de prendre les constitutions que les États se sont donnés pour en saisir l’esprit. En elles se définissent les formes de gouvernement, c’est-à-dire les instruments par lesquels les êtres humains exercent leur liberté : par les lois, les êtres humains règlent leurs propres actions. Mais les constitutions sont aussi les lieux où s’exprime l’absolue singularité des situations historiques dans lesquelles cette liberté s’exerce, puisqu’on y trouve des réponses aux situations concrètes dans lesquelles les êtres humains évoluent. L’analyse de ces singularités est le point de départ  de toute remontée vers l’universel : si l’histoire peut devenir réflexive, c’est en effet seulement à la faveur d’une prise de conscience de ceci que le politique n’est pas le domaine du contingent, mais que s’y manifeste quelque chose comme une nature humaine.

C’est pourquoi de l’histoire, on passe au domaine de l’anthropologie – de l’anthropologie philosophique. C’est pourquoi, de l’avis de plusieurs commentateurs, Montesquieu fonde de manière inédite la démarche qui sera celle des sciences humaines. L’analyse historique est en effet réputée permettre de remonter aux principes de la nature humaine : sa catégorie centrale sera celle de mœurs. Observer les mœurs d’une nation, c’est se donner la chance de saisir comment cette nation, pour répondre à une situation historique singulière, se donne les lois dont elle a besoin, et comment, en retour, ces lois agissent en retour sur elle (comment, par exemple, aux trois formes fondamentales de gouvernement – république, monarchie, despotisme – correspondent des passions principielles – vertu, honneur, crainte). On a alors cette configuration singulière : l’analyse historique des mœurs permet de saisir comment l’être humain se fait le sujet de sa propre histoire.

PHI 5743 A: Métaphysique I (3 crédits)

Idéalisme et réalisme, histoire d’une querelle de Kant à nos jours
Professeur: Isabelle Thomas-Fogiel
Lundi 14h30-17h30 DMS 9143

Description:
Les philosophes qui, aujourd’hui, revendiquent explicitement le terme « idéaliste » sont rares, voire inexistants. L’adjectif ne semble plus devoir désigner que des penseurs du passé : les représentants de l’idéalisme allemand, puis, au début du vingtième siècle, Bradley et Husserl. Mais si l’idéalisme n’est plus guère revendiqué aujourd’hui, cela ne signifie pas qu’il ait disparu des livres nouvellement écrits, loin s’en faut. En effet, depuis une trentaine d’années, le terme est abondamment utilisé par la pléthore de philosophes qui se réclament du « réalisme », lequel représente la « constellation conceptuelle » majeure de notre début de vingt-unième siècle, comme l’idéalisme avait incarné celle du début du dix-neuvième. Or les réalistes contemporains utilisent le terme « idéalisme » comme un antonyme du réalisme, un ennemi à abattre, voire un épouvantail. Il n’est pour s’en convaincre que de citer Bouveresse qui définit le réalisme comme « se méfier systématiquement de l’idéalisme » , Tiercelin qui parle de la « puissante menace idéaliste qui pèse aujourd’hui, y compris sur la science et en particulier la physique » , ou encore Meillassoux qui voit, dans l’idéalisme kantien et ses multiples variantes, une « catastrophe » . On peut, de même, relever, du côté de la phénoménologie la plus contemporaine, la reprise quasi obsessionnelle d’un même titre, celui de « révolution anti-copernicienne » (Richir, Romano, Pradelle) ; révolution anti-copernicienne qu’il est aisé de comparer à la révolution ptolémaïque, souhaitée par Meillassoux dans Après la Finitude. Bref, une grande partie de la philosophie de ces trente dernières années a remis sur le devant de la scène la querelle de  l’idéalisme et du réalisme, mais de manière éminemment réactive puisque l’idéalisme ne sert plus au réalisme qu’à se poser en s’opposant, à se déterminer en rejetant, à s’identifier en excluant.

Le cours s’interrogera d’abord sur ces définitions que l’on trouve de l’idéalisme dans le réalisme contemporain (I) et confrontera ensuite ces définitions à la réelle histoire du terme « idéalisme », que nous entreprendrons à travers des textes de Leibniz, Kant, Fichte, Hegel et Husserl (II). Le cours enfin cherchera à restituer la grave équivoque qui pèse aujourd’hui sur ce débat (III). Nous verrons comment le contresens contemporain sur l’idéalisme consiste d’une part à rattacher le concept d’idéalisme à la notion de subjectivité quand  il se rattache, depuis sa naissance, à la notion d’idéalité, et d’autre part à le penser à partir de la catégorie de réalité ou d’existence de la chose, là où il était d’abord question, pour l’idéalisme, de la validité du sens. La plongée dans les textes de chacun des protagonistes nous permettra de présenter sous un autre angle la  querelle de l’idéalisme et du réalisme qui, paradoxalement, traverse et anime encore la philosophie de notre XXIe siècle.

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