Conférence internationale en traductologie - « Traduction et minorité 2 »

Université d’Ottawa, École de traduction et d’interprétation

les 10-11 novembre 2017

https://translationandminority.wordpress.com/  

Conférenciers pléniers:

  • Anthony Pym, Université Rovira i Vigili, Espagne
  • Debbie Folaron, Université Concordia, Canada

Comité scientifique:

  • Lin Chen, Université Tongji, Chine
  • Rainier Grutman, University of Ottawa, Canada
  • Germana Henriques Pereira, Universidade de Brasília, Brésil
  • Hala Kamal, Université du Caire, Égypte
  • Catherine Leclerc, Université McGill, Canada
  • Kris Peeters, Université d'Anvers, Belgique
  • Nike Pokorn, Université de Ljubljana, Slovénie
  • Peng Wang, Université du Maryland, États-Unis

La minorité a été imaginée de différentes façons: de l’indicible dans Homo Sacer de Giorgio Agamben (1998) ou de la notion d’abject de Julia Kristeva (1982) et du carnaval dans le concept du grotesque du corps de Mikhail Bakhtin (1993) ou de la notion d’excès de Georges Bataille (1991), au corps sans organe, potentiellement révolutionnaire, qui embarque sur plusieurs lignes de vol (Deleuze et Guattari 1988) afin d’échapper à la  similitude et d’embrasser la différence. Sous toutes ses formes, le « mineur » possède le potentiel d'être vraiment libre : en devenant ce qui est déjà construit et qui reste à construire, comme une façon de reconnaître les interstices, et particulièrement la diversité ethnique et l’hétérogénéité culturelle.

Dans les contextes de « minorité », la traduction est la condition sous-jacente à la différence, pour préserver l’identité et répondre aux préoccupations locales—qui ont souvent été négligées au profit d’une image plus générale d’éthique globale. Ces dernières années, on a prétendu que la traductologie est devenue merveilleusement consciente de son eurocentrisme, de ses racines occidentales et de ses biais (Gentzler 2008, Tymoczko 2007, Trivedi 2006) et des efforts qui sont déployés pour une vision plus démocratique du rôle que les traducteurs et les chercheurs du domaine de la traductologie de toutes les cultures jouent dans la définition du domaine. Cependant, certains termes comme « l’eurocentrisme » et « l’occidentalisation » sont toujours activement utilisés en traduction tout comme un certain nombre de paradigmes comparatifs biaisés qui reconnaissent et appuient la préséance d’un centre. Plusieurs petits pays européens sont toujours joyeusement catalogués comme des nations « mineures »  qui  suivent les pas des grandes cultures comme la France et l’Angleterre, alors que d’autres petits pays à travers le monde, pour lesquels la traduction joue un rôle primordial, ne sont généralement pas pris en compte. 

Premièrement, notre conférence vise à contribuer à l’internationalisation du domaine de la traductologie en présentant les travaux universitaires qui mettent l’accent sur les théories et pratiques émanant des contextes « mineurs » (qui traduisent plus) et dans des langues moins traduites. Deuxièmement, nous sollicitons des  contributions qui portent sur de nouvelles pratiques de traduction et de nouvelles façons de définir la traduction dans des cultures plus visibles, qui ont longtemps été associées à certaines traditions plus hégémoniques. Enfin, et ce n'est pas le moins important, nous apprécions les travaux de recherche qui traduction en relation avec les sciences humaines et les sciences et montrent comment la technologie aide à redéfinir la traduction au-delà du paradigme géographique dominant.

Les thèmes de la conférence porteront, entre autres, sur les sujets suivants :

  1. Connaissances théoriques de la minorité;
  2. Nouveaux paradigmes pour les cultures « mineures » et minoritaires en traductologie;
  3. Histoires de marginalité et d’identité: petites nations dans la traduction;
  4. Nomadisme et transnationalisme: les traductions se redéfinissant eux-mêmes;
  5. Rétablissement de l’équilibre: langues moins traduites en traductologie;
  6. Pratiques des périphéries: les traducteurs à l'œuvre dans les contextes « mineurs »;
  7. Traduction activiste: la voix de quelques-uns;
  8. Bilinguisme, multilinguisme, et diglossie;
  9. Minorisation des langues « majeures » grâce à l’hétéroglossie; 
  10. Pratiques « mineures » dans la traduction;
  11. Traduction et analyse culturelle;
  12. Surmonter la minorité par la révolution numérique.

Chaque présentation durera 20 minutes et sera suivie d’une période de questions de 10 minutes. Les langues de travail de la conférence sont le français et l’anglais.

Les chercheurs sont invités à soumettre un résumé de 300 mots en format Word (police Times New Roman, 12 ponts, interligne simple).  Vous devez inclure les renseignements suivants (dans cet ordre) : le titre de votre présentation, votre affiliation et votre adresse électronique, le résumé, 5 mots-clés, une courte biographie (70 à 80 mots), et la bibliographie sélective. Les fichiers PDF ne sont pas acceptés.

Les articles doivent être soumis par l’entremise du système Easy Chair  au plus tard le 15 juin 2017. Nous ne sommes pas en mesure d’accepter les articles soumis par courriel.

Liens pour la soumission d'articles: https://easychair.org/conferences/?conf=tm2fd

Tous les auteurs doivent être avisés le 30 juin. Pour toute question, n’hésitez pas à communiquer avec l’organisateur, Raluca Tanasescu, en envoyant un courriel à  rtana014@uOttawa.ca.

Nous attendons avec impatience vos articles !

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