Marc Laviolette

Marc Laviolette est né à Ottawa en 1951. De 1980 à 1990, il est conseiller du secteur By-Rideau à la Ville d’Ottawa. En 1991, il est déclaré maire de la Ville d’Ottawa après la démission de James A. Durell, poste qu’il occupera pendant moins d’un an. Tout au long de sa carrière d’élu, il a gardé son poste d’enseignant à l’école secondaire De la Salle (Armstrong, 1988), emploi qu’il a réintégré à temps plein après sa carrière politique. Avant d’accepter le poste à la mairie, il était perçu comme un non-aligné par la presse anglophone, ni à droite ni à gauche : « Depuis son élection dans les années 1980 comme échevin de By-Rideau, Laviolette n’a rien fait pour s’aligner avec les factions de droite ou de gauche du Conseil municipal » (Eade, 1991. Nous traduisons).

Devenu maire à l’âge de 40 ans, Marc Laviolette a été le seul conseiller francophone de 1985 à 1988 à la Ville d’Ottawa (Armstrong, 1988). Durant ses mandats, il donne son appui à plusieurs projets francophones d’envergure, dont l’application de la politique de bilinguisme à la Ville et la création de services récréatifs et culturels en français. En ce qui concerne l’institutionnalisation de la politique de bilinguisme, il a notamment soumis une motion au Conseil municipal pour que tous les avis envoyés à la population de certains quartiers soient traduits en français (Ville d’Ottawa, 1982). Avec l’aide du conseiller Greg MacDougall, il a incité le Conseil municipal d’Ottawa à faire parvenir une demande au premier ministre ontarien pour que l’Ontario devienne officiellement bilingue (Ville d’Ottawa, 1984). Il s’intéresse ainsi à de nombreux dossiers qui concernent l’application de la politique de bilinguisme.

Marc Laviolette a également lutté en faveur de projets communautaires francophones. Plus précisément, il a déposé une motion pour le financement du Festival franco-ontarien en 1981 ainsi que du Centre artistique Guigues, en 1984. Il a proposé, en 1981, l’achat de terrains pour agrandir le site du Patro d’Ottawa, qu’il considère comme un centre important pour promouvoir l’identité culturelle des Franco-Ontariens (Mazey, 1987). Toutefois, sa proposition a été rejetée au Conseil municipal. En 1983, il a  soutenu à nouveau le Festival franco-ontarien et, en 1988, il a fait désigner comme lieu historique le bain Champagne, qui, auparavant, avait été l’ancien bain public et la bibliothèque du quartier de la Basse-Ville. Il a siégé au Comité consultatif sur les langues officielles de 1985 à 1991 jusqu’à ce qu’il accepte le poste de maire d’Ottawa (Buchanan, 1991).

 


Sources

Armstrong, Jane (1988). « By-Rideau Ward: Concerns Vary in By-Rideau », The Ottawa Citizen, 7 novembre, p. D6.

Buchanan, Carrie (1991). « New Mayor Seeks Harmony: Laviolette Dreams of Reuniting Split Council before Municipal Elections », The Ottawa Citizen, 19 février, p. B1.

Eade, Ron (1991). « Rumors have Laviolette running for mayor », The Ottawa Citizen, 19 juin, p. B2.

Mazey, Steven (1987). « Lowertown: A Community Still Trying to Regroup After Urban Renewal Series: In the Neighborhood », The Ottawa Citizen, 26 octobre, p. F1.

Ville d’Ottawa (1982). Minutes Conseil municipal, Ottawa, décembre 1982-novembre 1983 (1).

Ville d’Ottawa (1984). Minutes Conseil municipal, Ottawa, décembre 1983-novembre 1984 (1), p. 10-374 à 10-375, 4 avril 1984.

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