Richard Cannings

Richard Cannings est né en 1943 à Vancouver, où il réside jusqu’en 1955. Son père, Bert Cannings, est journaliste. Dans les années 1960, Richard Cannings s’établit à Ottawa où il occupe un poste de professeur (Dare, 1992). Il s’installe, dans les années 1970, à Montréal puis à Québec. De 1973 à 1977, il est journaliste à la télévision et à la radio. En 1980, il devient responsable des relations avec les médias auprès du ministre André Ouellet du Parti libéral du Canada. À partir de 1988 et jusqu’en 1991, il est président de Patrimoine Ottawa. Enfin, de 1991 à 2000, il est élu conseiller du quartier By-Rideau à la Ville d’Ottawa. Sa conjointe, Julie Van Dusen, est journaliste.

Membre du Comité consultatif sur les services en français durant plusieurs années, le conseiller Richard Cannings appuie maints projets et politiques favorisant les francophones, et ce, dans toutes les sphères de décision dans lesquelles il œuvre au sein de la Ville d’Ottawa. En ce qui a trait aux projets culturels de la communauté, il vote en faveur du financement municipal du centre de théâtre francophone La Nouvelle Scène en 1997 (The Ottawa Citizen, 1997) et soutient le Festival franco-ontarien. En 1992, notamment, il appuie une motion en faveur d’une demande d’exemption des dispositions du règlement sur le bruit présentée par le Festival.

Il est également un fervent défenseur de l’affichage bilingue. Il a affirmé au quotidien The Ottawa Citizen en 1996 qu’il voyait plus d’affiches bilingues à l’Île-du-Prince-Édouard, plus d’incitatifs pour les touristes d’expression française qu’il n’en voyait dans les commerces de la rue Sparks (Stern, 1996). Pour enrayer ce problème, il propose une motion visant à promouvoir l’affichage bilingue dans le centre-ville (Ville d’Ottawa, 1996). À la suite de sa motion, le maire envoie des lettres aux principales entreprises de la Basse-Ville afin de les encourager à adopter une politique d’affichage bilingue (Ville d’Ottawa, 1996).

La politique de bilinguisme se trouve aussi au cœur des revendications du conseiller Cannings. En ce qui concerne son application pour les cadres supérieurs, il demande à ce que le bilinguisme soit obligatoire pour les gestionnaires de niveau 1 à 3, et ce, dès 1999, au lieu de l’échéancier prévu en 2003 (défait) (Ville d’Ottawa, 1994). Un an avant la fusion de la ville d’Ottawa, il présente une motion à l’effet que la future Ville soit désignée bilingue. La proposition vise à reconduire en grande partie la politique de l’ancienne municipalité d’Ottawa et à s’assurer que les employés unilingues travaillant déjà pour la Ville ne soient pas congédiés.

 


Sources

Dare, Patrick (1992). « Meet Kid Kodak: Ottawa Councillor Richard Cannings just Loves Publicity », The Ottawa Citizen : 1er décembre, p. A1.

Stern, Leonard (1996). « Sign War Arrives in Ottawa », The Ottawa Citizen, 16 août, p. A1.

The Ottawa Citizen ( 1997). « Ottawa Committee OKs Francophone Theatre », The Ottawa Citizen, 28 août, p. D8.

Ville d’Ottawa (1994). Minutes Conseil municipal, Ottawa, décembre 1993-novembre 1994, 20 avril, p. 10-37 à 10-64.

Ville d’Ottawa (1996). Minutes Conseil municipal, Ottawa, décembre 1995-novembre 1996, 4 septembre, p. 20-261.

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