Pleins feux sur Amy Tector, Ph.D. : fonctionnaire en résidence

Publié le jeudi 30 août 2018

Pendant son programme de fonctionnaire en résidence d’un an à l’École des sciences de l’information (ESIS), d’août 2017 à juillet 2018, Amy Tector a joué un rôle extrêmement positif dans la vie des étudiantes et étudiants en sciences de l’information à l’Université d’Ottawa. La fonctionnaire compte plusieurs réalisations à son actif : en plus d’avoir donné de l’information sur les possibilités d’emploi aux étudiants et fait le pont entre ceux-ci et des collègues à Bibliothèque et Archives Canada (BAC), elle a donné des conférences et des cours sur des sujets spéciaux, réalisé de la recherche sur les descriptions archivistiques socialement inclusives, invité des membres du personnel de BAC à rencontrer des étudiants de l’Université d’Ottawa et donné de judicieux conseils professionnels aux étudiants de l’École. L’ESIS accueille régulièrement des fonctionnaires en résidence comme Amy Tector pour approfondir l’expérience d’apprentissage des étudiants en sciences de l’information tout en leur donnant l’occasion d’acquérir les compétences et les relations dont ils ont besoin pour lancer leur carrière.


Q : Pourquoi avez-vous choisi de faire ce programme à l’École des sciences de l’information de l’Université d’Ottawa?

R : Je connaissais déjà l’Université parce que je suis professeure auxiliaire à l’ESIS depuis quelques années. Je l’ai aussi choisie parce que BAC embauche beaucoup de diplômés de l’ESIS. Nous savons donc très bien comment les choses fonctionnent ici.

 

Q : Quels sont les moments marquants de votre passage à l’ESIS?

R : Ce sont assurément les périodes d’enseignement. J’ai donné un cours qui porte sur les archives et les sciences humaines numériques. J’ai amené des étudiants de l’ESIS à numériser et à décrire certains documents que nous avons au Numéri-Lab de BAC – un nouveau service qui permet au public de numériser du matériel à l’aide de notre équipement. Les étudiants ont ainsi pu utiliser ces documents en classe pour expérimenter concrètement comment un archiviste peut essayer de rendre l’information disponible. J’ai aussi donné en collaboration avec la directrice de l’ESIS, Hélène Carrier, le cours axé sur le projet de fin d’études qui est obligatoire pour les étudiants à la maîtrise en sciences de l’information. Les étudiants ont toute la session pour résoudre un problème en mettant à profit ce qu’ils ont appris pendant leurs deux années à l’ESIS.


« Hélène et moi avons décidé d’utiliser de véritables problèmes dans le cadre du cours. Elle a présenté deux problèmes de la Bibliothèque Morriset et j’en ai présenté trois de BAC. Les étudiants ont dû se rendre à BAC pour rencontrer mes collègues et agir à titre de consultants. »

Ils ont rédigé un rapport pour présenter leurs recommandations sur ce que BAC devrait faire pour régler ces problèmes. C’était vraiment intéressant de voir à quel point ils étaient enthousiastes à l’idée d’utiliser leurs nouvelles connaissances pour résoudre de véritables problématiques.

 

Q : Pouvez-vous donner des exemples de problèmes tangibles qu’ils ont dû résoudre?

R : Un de ces problèmes concernait les médias sociaux. Je gère la section sur le contenu en ligne à BAC. Je suis responsable de faire connaître notre contenu dans les médias sociaux, plus spécifiquement les blogues, les balados, la galerie Flickr et le projet Un visage, un nom. J’ai demandé aux étudiants de suggérer d’autres plateformes que nous pourrions employer pour diffuser notre contenu; ils se sont aussi penchés en détail les façons dont nous pourrions en tirer parti et le type d’auditoire que nous pourrions joindre. Ils ont également analysé les plateformes que nous utilisons actuellement et les meilleures façons d’en faire usage. C’était un projet génial qui s’est révélé vraiment utile tant pour nous que pour les étudiants, parce que la tâche n’était pas aussi simple que de créer un nouveau compte dans les médias sociaux. Il est complexe d’utiliser ces plateformes au gouvernement – il faut respecter toutes sortes d’exigences et de politiques. Les étudiants les ont toutes passées en revue et nous ont remis un projet très complet.

 

Q : Qu’est-ce que les étudiants peuvent apporter à BAC en agissant à titre de consultants?

R : Ils apportent assurément de nouvelles idées – tous mes collègues qui ont participé au processus les ont trouvés fantastiques. Nous sommes parfois tellement occupés par notre travail que nous ne parvenons pas à tout régler nous-mêmes. C’était agréable de savoir que quelqu’un d’autre consacrait du temps à trouver des solutions. Les étudiants apportent des idées originales, et le projet a porté ses fruits.

 

Q : Que devraient savoir les personnes qui envisagent d’étudier à l’ESIS?

R : « J’ignorais que le taux d’emploi après l’obtention du diplôme de l’ESIS est si élevé. »


Le taux d’emploi des étudiants qui décrochent une maîtrise en sciences de l’information, surtout à Ottawa, est vraiment élevé parce que le gouvernement cherche ardemment à embaucher des gens qui savent comment gérer l’information. Chaque personne diplômée que je connais a trouvé un emploi. Je pense que le régime coopératif aide aussi à acquérir de l’expérience et à lancer la carrière des étudiants. C’était plaisant de voir à quel point ceux-ci étaient intéressés et passionnés.

COOP

Une Option coop et un stage rémunéré de huit mois sont offerts aux étudiants à la maîtrise en sciences de l’information à temps plein. Consultez la section sur les programmes coopératifs pour en savoir plus sur les dates limites et la façon de présenter une demande.

 

Q : Quels sujets avez-vous entre autres abordés lors de vos conférences?

R : J’ai travaillé pendant un an comme archiviste au Tribunal pénal international pour l’ex-Yougoslavie à La Haye. J’ai donc parlé de cette expérience. J’ai aussi abordé la façon dont BAC revampe ses systèmes de recherche, ce qui est vraiment complexe. J’ai donc traité un peu du volet technologique de notre travail, tout comme de la façon dont nous le gérons et dont nous prenons l’information sur papier pour la rendre disponible de façon interactive et intéressante.

 

Q : Comment faites-vous pour rendre un document interactif?

R : Il faut puiser des histoires intéressantes dans notre matériel et les mettre sur les médias sociaux – là où vont les gens. Par exemple, il y a quelques années, nous avons pris le journal de la photographe Rosemary Gilliat Eaton. En 1954, elle est partie d’Ottawa avec des amies dans une voiture familiale et s’est rendue jusqu’en Colombie-Britannique. Elle a pris des photos et tenu un journal pendant toute sa virée en voiture. Cet été-là (2016), nous avons publié sur Facebook les superbes photos qu’elle a prises et avons inclus de petits extraits de son journal pour faire connaître son histoire. Notre page a été très consultée, ce qui en a fait une initiative vraiment efficace. Pour rendre les documents interactifs, il faut fouiller pour trouver des choses intéressantes dans nos collections et réfléchir à des façons novatrices de les présenter afin d’attirer l’attention des gens.

VIRÉE EN VOITURE - ÉTÉ 1954

Pour plus d'information sur Rosemary Gilliat Eaton, visité:

et visionner ses photos de voyage ici:

Voici quelques photos de l'album virée en voiture - Été 1954, de BAC.

 

Q : Quel conseil donneriez-vous à un étudiant qui veut faire une carrière à BAC?

R : Le programme de l’ESIS est un excellent programme pour les étudiants qui veulent travailler à BAC parce qu’il permet d’obtenir le diplôme reconnu par l’American Library Association, diplôme dont ils ont besoin pour décrocher un emploi de bibliothécaire au gouvernement fédéral. Bien sûr, ce n’est pas la seule façon d’y arriver. Les deux grandes professions à BAC sont celles de bibliothécaire et d’archiviste. La voie à suivre pour devenir archiviste est un peu plus fluide, mais une maîtrise en sciences de l’information de l’ESIS est certainement utile pour y parvenir. Le bilinguisme est aussi un atout de poids pour quiconque veut travailler au gouvernement fédéral. Les étudiants de l’Université d’Ottawa ont un réel avantage sur ce plan, parce qu’ils sont extrêmement bien outillés pour devenir bilingues si tel est leur désir.

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