Guillaume Saindon, étudiant de théâtre, participe comme acteur à la cérémonie commémorative du 75e anniversaire du Jour-J à Juno Beach

Publié le vendredi 19 juillet 2019

  • Peux-tu te présenter brièvement?
    Je m’appelle Guillaume Saindon. Je suis originaire de Rimouski, au Québec. Ayant fait un baccalauréat en théâtre à l’Université d’Ottawa, je suis maintenant de retour pour entamer une maîtrise en pratique théâtrale, avec spécialisation en mise en scène. Dernièrement, j’ai eu la chance d’être sélectionné pour être l’un des acteurs dans le cadre de la cérémonie commémorative du 75e anniversaire du Jour-J à Juno Beach. J’ai livré cette prestation devant des anciens combattants et des dignitaires tels le premier ministre canadien, Justin Trudeau, et son homologue français, Édouard Philippe.
  • Quelle relation as-tu avec les Forces armées canadiennes? 
    J’ai une relation assez particulière avec les Forces canadiennes, mon père étant un ancien combattant. Sa longue carrière de 36 années de service dans l’Aviation a marqué notre vie de famille. Or, malgré les nombreux déménagements, nous étions toujours habités d’une certaine fierté : celle de servir son pays et de bâtir un meilleur avenir pour les générations futures. Ainsi, j’aurais aimé que mes parents puissent assister à cette cérémonie, mais hélas, ce n’était pas possible en raison des mesures de sécurité.
  • Je suppose que cette participation a suscité chez toi certaines émotions. Peux-tu m’en dire plus?
    Certainement. Rien que le fait d’être présent sur ce lieu emblématique qui revêt une si forte signification non seulement pour le Canada, mais pour l’Europe tout entière me chamboulait. En effet, ce qui m’a le plus marqué, c’était d’être en présence de ces vétérans qui étaient eux-mêmes présents le Jour-J. Ils étaient venus en grand nombre – 43 pour être exact – pour me voir interpréter leur propre témoignage, dire ce qu’ils ont dit et partager ce qu’ils ont partagé des années après. Ce fut un véritable honneur pour moi de recevoir leurs éloges, et je suis à court de mots pour décrire ce sentiment. C’est le genre de situation qui nous pousse à la réflexion et nous force à être plus modestes. Je me demandais sans cesse, « mais qui suis-je pour interpréter cette scène, en forçant des larmes aux yeux, en comparaison avec ceux qui versèrent de vraies larmes 75 années auparavant? »
  • Y a-t-il un souvenir spécial de ce voyage que tu voudrais nous raconter?
    Le souvenir que je chéris le plus de ce bref séjour est celui des liens fortuits que j’ai tissés avec les membres de l’équipe. Non seulement collaborions-nous constamment durant les heures de travail, nous profitions aussi de notre temps en France pour aller manger ensemble dans de bons restaurants le soir. Ainsi, nous avons pu alléger la nervosité qu’un tel événement pouvait nous causer. D’ailleurs, il est primordial de pouvoir faire confiance à ses collègues comédiens pour assurer le bon déroulement de l'événement. Vive le travail d'équipe!
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