Faire et penser différemment : professeurs des arts parlent des initiatives menées au cours de la transition vers l'apprentissage en ligne

Publié le mercredi 2 septembre 2020

Bien que cette pandémie nous oblige à faire les choses et à penser différemment, nos professeurs à la Faculté des arts préparent leurs cours en conséquence. Voici ce que certains d’entre eux avaient à dire des initiatives menées au cours de cette transition vers l’apprentissage en ligne:

 

Lynne Bowker
Professeure titulaire à l’École de traduction et d’interprétation

Cours offerts à l’automne2020 :

TRA1301: Introduction to Translation

TRA3313: Writing Techniques for Translators and Professional Writers I

Lynne Bowker

 

Parlez-nous un peu de votre expérience:

J’ai la chance d’avoir fait une M. Sc. en applications informatiques en éducation, qui est essentiellement un diplôme d’études supérieures en apprentissage numérique. De plus, je travaille depuis plusieurs années avec le Service d’appui à l’enseignement et à l’apprentissage (SAEA) de l’Université à monter et à donner des cours hybrides dans le cadre de l’Initiative d’apprentissage hybride. Cela m’a permis de mettre en place un cours asynchrone entièrement en ligne pour la session de printemps/été2020. Bien que nous n’ayons pas eu beaucoup de temps pour nous préparer, je pense que le cours a été un succès!

Quelle a été votre plus grande difficulté d’adaptation à l’enseignement à distance?

Mon expérience de l’enseignement en ligne cet été m’a confirmé que la méthode traditionnelle d’évaluation des étudiants, qui repose souvent sur des examens ou des projets substantiels à mi-parcours et à la fin de la session, n’est peut-être pas la meilleure stratégie à appliquer à l’apprentissage en ligne. À mon avis, un modèle plus souple, qui permettrait une évaluation plus régulière tout au long de la session et qui serait moins axé sur quelques grandes évaluations seulement, serait plus efficace. À l’heure actuelle, les règlements des universités exigent des examens finaux substantiels au premier cycle, mais il pourrait être utile de revoir cette approche dans le contexte de l’apprentissage en ligne.

Avez-vous eu des surprises au cours de cette expérience?

Oui, j’ai été surprise de constater la patience et la générosité des étudiants! Je leur en suis reconnaissante. Même si le format en ligne n’était pas leur option d’apprentissage préférée, ils ont fait preuve d’une belle collaboration et d’une grande compréhension face aux problèmes rencontrés, et ils ont travaillé ensemble pour naviguer dans ce territoire inconnu.

Où avez-vous trouvé des ressources pour vous aider à vous familiariser avec ce nouveau format?

Une ressource très utile est le site Continuité de l’enseignement mis en place par le SAEA. Il contient de nombreux guides d’utilisation et de tutoriels. De plus, deux professeurs du département de biologie de l’Université d’Ottawa (Alison Flynn et Jeremy Kerr) ont créé une merveilleuse ressource bilingue d’éducation ouverte intitulée Enseignement à distance: un guide pratique avec des outils, techniques et suggestions. Ces mêmes professeurs ont également ouvert un canal sur Slack à l’échelle de l’Université pour permettre aux professeurs et au personnel de toutes les unités de mettre leurs idées en commun et d’apprendre les uns des autres. C’est vraiment intéressant (et instructif) de voir comment différentes personnes s’adaptent à l’enseignement en ligne et surmontent les obstacles.

Quels conseils donneriez-vous aux professeurs qui offrent des cours en ligne pour la première fois?

L’enseignement en ligne nécessite un investissement initial important en temps et en efforts, alors commencez à vous préparer bien à l’avance. Investissez du temps pour apprendre à utiliser efficacement les outils afin de ne pas être distrait par des problèmes techniques une fois le cours commencé. Le temps consacré à la planification et à la préparation se traduira par un déroulement harmonieux du cours. Ne tardez pas, commencez à vous préparer dès aujourd’hui! En me basant sur mon expérience d’enseignement cet été, j’ai rassemblé mes réflexions et mes recommandations dans un document Google à accès libre (en anglais seulement) pour ceux qui aimeraient profiter de mon expérience.

Quels conseils donneriez-vous aux étudiants qui suivent des cours en ligne pour la première fois?

Profitez-en! Ce sera certainement différent de ce que vous avez vécu jusque-là, et nous reviendrons probablement à l’enseignement en personne à l’avenir, donc ce sera peut-être la seule fois de votre vie que vous pourrez vivre l’expérience de l’apprentissage en ligne. Chaque nouvelle occasion qui se présente à vous vous enseignera quelque chose. Considérez cette période d’enseignement à distance comme une occasion de développer vos compétences en gestion du temps, en gestion de l’information ou en communication. Ces compétences sont transférables à de nombreuses autres situations, elles vous seront donc sûrement utiles dans votre future carrière, quelle qu’elle soit!

Y a-t-il une approche de l’apprentissage en ligne que vous envisagez d’intégrer à votre apprentissage en classe?

Je suis membre du groupe de jeux éducatifs (GJÉ)de l’Université d’Ottawa, un groupe interdisciplinaire composé de professeurs de différentes facultés et d’autres unités. Bien que le groupe ait été fondé en septembre 2019, avant que la pandémie de COVID-19 ne frappe, le rapide passage à l’apprentissage en ligne nous a inspiré la création d’une ressource bilingue pour aider tous nos collègues à insuffler un peu de plaisir à leur enseignement en ligne. Elle s’appelle Enseigner en ligne par le jeu: Un livre de recettes (ou, en anglais, Using game-based learning online: A cookbook of recipes). Si vous souhaitez incorporer des éléments ludiques à vos cours, je vous conseille d’y jeter un coup d’œil. Même si nous avons créé ce «livre de recettes» en pensant à l’apprentissage en ligne, beaucoup d’idées peuvent être transposées à la salle de classe physique aussi, donc j’ai bien l’intention de les utiliser une fois que nous serons retournés à l’enseignement en face à face!

Aimeriez-vous souligner une contribution exceptionnelle?

Les membres du GJÉ forment une équipe de travail très agréable, et je remercie tout particulièrement Alex Lillo et Thomas Burelli de la Faculté de droit, qui sont la force motrice du groupe. Je tiens également à saluer le leadership d’Elizabeth Marshman et de Ryan Fraser, les codirecteurs de l’École de traduction et d’interprétation; ils ont fait un excellent travail en gardant les canaux de communication ouverts et en travaillant sans relâche en coulisses pour faciliter la transition en douceur vers la nouvelle année universitaire.

Outre la préparation de vos cours, qu’avez-vous fait cet été?

En fait, j’ai enseigné pendant la session de printemps/été, tout en préparant mes cours d’automne, donc cette période a certainement été axée sur l’enseignement. Toutefois, j’ai eu la chance de recevoir une subvention du Conseil de recherches en sciences humaines lors du dernier concours Savoir, j’ai donc hâte de lancer bientôt mon projet de recherche sur La culture numérique et la recherche mondiale. Mais d’abord, je pense que quelques jours de repos sur ma terrasse sont de mise! J’aime les romans policiers, alors je vais me plonger dans la lecture. Cette lecture m’inspirera peut-être même suffisamment pour proposer un jeu sur ce thème au GJÉ!

Merci, Mme Bowker!

 

Mitia Rioux-Beaulne

Professeur agrégé et directeur des études supérieures au Département de philosophie. Chercheur affilié à l’Institut de recherche sur la science, la société et la politique publique

Cours offerts à l’automne2020 :

Philosophie : idées et arguments

 

Mitia Rioux-Beaulne

 

Parlez-nous un peu de votre expérience de la transition vers l’apprentissage en ligne

J’ai donné un cours à distance pour la première fois cet été. Ce sera donc ma deuxième expérience cet automne. La grande différence est que le cours que je vais offrir cet automne, c’est la cinquième fois que je le donne. Je dois donc faire la reconstitution de ce cours, l’adapter afin qu’il puisse prendre une nouvelle forme. Je dois apprendre à travailler avec les enseignements qui étaient les miens et les reconfigurer pour les intégrer à ce nouveau modèle.

Une des choses qui semblent avoir fonctionné cet été: remplacer le peu d’interactions avec les étudiants par des suivis individuels plus rapprochés avec eux. J’ai créé plus d’activités d’apprentissage individuel qui permettent de donner plus fréquemment de la rétroaction aux étudiants sur leurs travaux. J’effectue donc plus de suivis serrés qui me permettent de voir ce que les étudiants font, ce qu’ils apprennent et comment ils apprennent. Lors d’un retour en classe, je pense même garder cette formule de suivis plus réguliers.

Quel a été votre plus grand défi d’adaptation à un format d’apprentissage à distance?

Je dirais que c’est un défi de créativité. On ne peut pas s’appuyer sur ses pratiques habituelles et faire comme en temps normal. On doit développer des contraintes qui stimulent, développer des objectifs, des formules d’enseignement et des approches pédagogiques différentes que celles qu’on utilise habituellement. Le fait que j’ai eu la chance d’offrir un cours à distance cet été m’a permis de concevoir des formules et d’inventer des activités que je n’aurais jamais faites en classe. C’est un travail créatif qui permet de se remettre en question.

Est-ce que quelque chose vous a particulièrement surpris lors de cette expérience?

Durant toute la durée du cours cet été, j’avais l’impression d’avoir un rapport très abstrait avec les étudiants. J’étais même un peu déstabilisé, car je suis normalement très présent en classe, très engagé. Le format en ligne me donnait l’impression de ne pas savoir si les étudiants aimaient le cours… Puis, vers la deuxième moitié du trimestre, j’ai commencé à recevoir des courriels de remerciements, d’appréciation, et je me suis rendu compte que les étudiants étaient très, très présents et stimulés par le cours. Ce qui me surprend le plus, c’est la grande capacité d’adaptation des étudiants: ils sont habiles pour s’adapter à cette formule, mais aussi très indulgents et compréhensifs envers nos défis. Pour eux, c’est correct qu’un professeur rencontre des défis techniques… C’était très surprenant de voir à quel point les étudiants étaient reconnaissants envers tous nos efforts pour leur offrir une expérience pédagogique riche.

Où êtes-vous allé pour obtenir des ressources afin de vous familiariser avec ce nouveau format?

J’ai consulté la page Web de l’Université d’Ottawa sur la continuité de l’enseignement, assisté aux webinaires sur l’enseignement à distance et communiqué avec le Service d’appui à l’enseignement et à l’apprentissage. Avec ça, je me suis senti assez à l’aise pour opérer. Comme tout le monde, je lis aussi des articles, je fais des recherches. Mais l’important, c’était d’avoir une base solide, et la base offerte par l’Université d’Ottawa était suffisante. Mon avis? Il ne faut éviter de se perdre dans un surplus d’information. Il y a beaucoup de choses qui se disent et qui s’écrivent sur l’enseignement en ligne en ce moment. Plus on lit, plus il y a des choses qui ne sont pas compatibles, un peu contradictoires, et l’on finit par avoir la tête grosse d’idées et on ne sait plus vers où se lancer… J’ai donc décidé de m’en tenir à une base solide qui m’a donné ce qu’il fallait pour insérer mon contenu et me sentir à l’aise. Bref, on reçoit beaucoup d’information, on finit par avoir l’impression qu’on doit suivre certains modèles, mais je pense que ce qui fonctionne le mieux, c’est d’aller s’outiller et de faire son propre chemin pour éviter de se sentir dans les souliers de quelqu’un d’autre quand on enseigne.

Quels conseils donneriez-vous aux professeurs qui offrent des cours en ligne pour la première fois?

Le seul conseil que je peux envisager, c’est de se dire que nos compétences comme professeurs, les compétences qu’on avait avant, notre expérience, elles sont transférables à d’autres plateformes, à d’autres méthodes de travail. En fait, il faut avoir confiance en ses ressources, tout simplement. La base est là. Les étudiants sont là, ils veulent apprendre et ils sont prêts à s’adapter à ce que nous avons à offrir. Donc, mon conseil est de s’appuyer sur nos forces et de les utiliser. Les choses vont bien mieux qu’on l’imaginait une fois qu’elles sont en marche.

Quels conseils donneriez-vous aux étudiants qui suivent des cours en ligne pour la première fois?

En fait, mon conseil est le même. Je conseille aux étudiants d’avoir confiance en leurs capacités d’apprendre ainsi que dans celles des professeurs. De ne pas oublier que les compétences des professeurs et des étudiants sont là… La relation pédagogique est tellement importante qu’elle se reconstruit, peu importe le format. Mon conseil à tout le monde est de se faire confiance, les choses vont reconnecter d’une façon ou d’une autre.

Est-ce que cette expérience vous a permis d’apprendre quelque chose que vous prévoyez d’intégrer lors d’un éventuel retour en classe?

Afin d’éviter de soumettre les étudiants à des heures de cours magistraux en ligne, j’ai utilisé d’autres médias (des balados, des vidéos sur YouTube, des choses déjà sur le Web). Les étudiants devaient ensuite s’en servir pour réaliser des activités. J’ai bien aimé; ça a ajouté une autre composante au cours, et je compte bien garder le concept lors d’un retour en classe.

Merci, M. Rioux-Beaulne!

 

Ruth Bradley-St-Cyr
Professeure au Department of English

Cours offerts à l’automne 2020 :
3 parties du cours obligatoire ENG1100: Workshop in Essay Writing

Ruth Bradley-St-Cyr

 

Parlez-nous un peu de votre expérience:

Au moment du virage rapide vers l’enseignement en ligne en mars 2020, j’étais très heureuse d’avoir déjà suivi BEAUCOUP de cours du Service d’appui à l’enseignement et à l’apprentissage (SAEA) sur l’apprentissage hybride et sur diverses technologies. Le cours que je donnais était déjà à 20% en ligne, ce qui m’a permis de me familiariser avec les principaux aspects de Brightspace, comme les boîtes de dépôt des devoirs, les jeux-questionnaires, les sondages et les évaluations.

À la session d’hiver2020, nous en étions à l’étape de l’examen par les pairs du cours de rédaction d’essais quand les cours en présentiel ont été interrompus; il n’a donc pas été trop difficile de faire passer cette partie en ligne plutôt qu’en personne.

J’ai décidé d’enseigner à nouveau à la session d’été pour mettre à l’essai ma version entièrement en ligne du cours en vue de l’automne. À la fin de la session estivale, j’ai apporté quelques modifications supplémentaires au plan de cours, puis j’ai demandé à mon élève le plus pointilleux de le réviser. Il a encore apporté quelques améliorations.

Quelle a été votre plus grande difficulté d’adaptation à l’enseignement à distance?

Ne pas être en classe. Je préfère de loin être devant les étudiants en personne plutôt que sur Zoom. J’ai toutefois tenté d’adapter mon style d’enseignement au contexte en transformant tous mes documents PowerPoint en 14 COURTES conférences vidéo (10-15 minutes) et une dizaine d’exercices d’écriture et de recherche, et en formant de petits groupes de six ou sept étudiants pour participer à des séances de 20 à 30 minutes plutôt qu’en donnant un cours de groupe à 70 personnes.

Avez-vous eu des surprises au cours de cette expérience?

J’ai été surprise de voir à quel point les étudiants ont aimé le cours, qui a été élaboré au fur et à mesure sans disposer de beaucoup de temps pour le planifier. Plusieurs m’ont envoyé de charmants messages à la fin de la session. L’un d’eux m’a écrit: « Je voulais simplement vous écrire pour vous remercier de la belle session! J’ai vraiment aimé la façon dont vous avez géré la transition vers l’apprentissage numérique, car vous avez réussi à garder le contenu du cours stimulant. »

Où avez-vous trouvé des ressources pour vous aider à vous familiariser avec ce nouveau format?

Les webinaires du SAEA ont été excellents, et j’ai hâte d’utiliser davantage le Arts Café à l’automne2020. Nous avons aussi un nouveau groupe de ressources pédagogiques sur Brightspace grâce à notre directrice des programmes de premier cycle.

Quels conseils donneriez-vous aux professeurs qui offrent des cours en ligne pour la première fois?

N’essayez pas de donner des cours magistraux. Ce n’est pas le bon format pour ce type d’enseignement, et cela rend les cours essentiellement ennuyeux. Même si vous êtes des plus divertissants en personne, il faudrait être une grande vedette de YouTube pour retenir l’attention des étudiants en ligne.

Lorsque vous préparez l’horaire des séances de discussion en petits groupes, veillez à en prévoir en dehors des heures de cours pour les étudiants qui travaillent ou pour les étudiants à l’étranger. Pour la Chine, le Moyen-Orient et l’Afrique, 9h ou plus tôt devrait fonctionner. Une plage en début de soirée devrait convenir aux étudiants qui travaillent à temps plein.

Assurez-vous d’offrir des heures de bureau en ligne. Les miennes sont sur rendez-vous plutôt qu’à des heures fixes.

Quels conseils donneriez-vous aux étudiants qui suivent des cours en ligne pour la première fois?

Il vous appartient de vous tenir au courant. Apprenez à connaître tous les rouages de Brightspace. Assurez-vous d’activer les notifications du système afin de ne manquer aucun message. Notez les dates de remise et respectez-les. Six mois se sont écoulés depuis le début du confinement: il n’y a aucune excuse pour ne pas suivre le rythme de la technologie ou du format. C’est la nouvelle normalité, pour l’instant en tout cas. Si votre connexion Internet n’est pas fiable pour les réunions en ligne, votre professeur devrait toujours être en mesure de rendre le cours accessible. Plus vous investissez d’énergie dans le cours, plus vous en tirerez profit. Vous ne pouvez pas qu’effleurer le matériel. Ce ne sont pas des cours en ligne ouverts à tous que vous pouvez abandonner en douce; il y a toujours des conséquences financières et des conséquences sur la MPC.

Y a-t-il une approche de l’apprentissage en ligne que vous envisagez d’intégrer à votre apprentissage en classe?

La méthode des petits groupes m’a grandement aidée à garder un lien avec mes étudiants et à maintenir les liens entre eux. Elle a aussi permis à tous de rester branchés au contenu du cours. Habituellement, je donne un cours à 70 étudiants et j’anime deux groupes de discussion de 35 participants; cette façon de faire ne fonctionnerait tout simplement pas pour l’enseignement en ligne.

J’ai changé la méthode d’évaluation par les pairs. Elle compte désormais dans la note de l’essai final. Les étudiants ont trouvé ce processus très utile. Voici ce qu’en a dit l’un d’eux: « Le processus d’examen par les pairs m’a donné plus de confiance dans mes textes. J’ai toujours été un peu réticent en ce qui concerne mes travaux et mes essais: je manquais d’assurance et et je souhaitais toujours avoir un autre avis. Maintenant, je me sens tellement mieux avec les gens qui lisent mon travail et qui m’aident à l’améliorer par des commentaires, des critiques constructives et des suggestions. Ce processus aide les étudiants à développer leur esprit critique et à porter des jugements évaluatifs sur la base des exigences du travail. De plus, il leur permet d’accepter les critiques constructives, d’élargir leurs connaissances et de s’ouvrir à de nouveaux points de vue. La lecture des essais des autres permet d’apprendre des choses pour lesquelles nous n’aurions pas trouvé le temps autrement. Enfin, elle rapproche les étudiants, facette qui nous manque le plus de la classe en présentiel. Cela joue un rôle énorme dans la création de nouvelles amitiés où chacun respecte, valorise et apprécie la critique et les opinions. »

J’ai aussi complètement changé la façon dont je note la participation en classe. Auparavant, ma méthode était à la fois qualitative et quantitative. Maintenant, j’utilise une formule de points qui peut être comptabilisée presque entièrement par Brightspace. Les étudiants peuvent obtenir des points en faisant des sondages, en versant des exercices de rédaction dans leur portfolio ou en participant à des discussions en ligne, ainsi qu’en assistant aux réunions Zoom. Comme j’assiste toujours aux réunions Zoom et qu’elles ne réunissent que six ou sept personnes, je remarque si les étudiants ont lu ou non. Pas de points de participation si la lecture n’a pas été faite!

Aimeriez-vous souligner une contribution exceptionnelle (au sein de votre équipe ou ailleurs)?

Mon assistant technique, Patrick, a fait un travail exemplaire dans le passage à ce nouveau format. Il m’a aidée à améliorer le cours pour la diffusion en ligne. Notre directrice des programmes de premier cycle, Jenn Blair, a relevé avec brio le défi de fournir toutes les ressources utiles pour l’enseignement en ligne qu’elle a pu trouver et créer. De plus, mes collègues professeurs à temps partiel m’ont beaucoup soutenue. Un merci tout particulier à ma collègue de bureau, Gerry Arbach, qui enseigne à l’Université d’Ottawa depuis 49 ans! Ses conseils valent de l’or.

Outre la préparation de vos cours, qu’avez-vous fait cet été?

En plus d’enseigner, je suis aussi réviseure; j’ai donc plusieurs clients réguliers qui me tiennent occupée. Et pour m’amuser, je suis enfin en train de réaliser la courtepointe géante que j’ai promise à Amanda (mon ancienne assistante technique, qui fait maintenant un post-doctorat à l’Université McMaster) quand elle s’est mariée il y a deux ans. Bien que j’enseigne à 210 étudiants cet automne, mon objectif est de la terminer à temps pour qu’elle et son mari puissent rester au chaud cet hiver.

Merci, Mme Bradley-St-Cyr!

 

Haut de page