Q et R avec Kevin Kee - Doyen de la Faculté des arts

A. KITIWANO — Vous êtes doyen de la Faculté des arts depuis un certain temps. Comment êtes-vous devenu le grand patron?

K. KEE — Je suis doyen et professeur, donc j’enseigne et je fais de la recherche. Avant ma nomination en 2015, j’étais titulaire de la Chaire de recherche du Canada en humanités numériques et vice-recteur associé à la recherche dans une autre université. Je m’estime privilégié de pouvoir servir à titre de doyen de la Faculté des arts. Je pense que c’est une ère palpitante pour les humanités, la Faculté des arts et l’Université d’Ottawa.

Vous avez dû déménager. Comment trouvez-vous Ottawa?

Ottawa est une ville de renommée mondiale. L’an dernier elle fut nommée la meilleure ville au Canada pour les étudiants. On y trouve tous les grands musées, galeries et attraits auxquels on s’attend de la capitale du Canada, en plus d’une scène gastronomique et de festivals qui bougent. Ce que je préfère de la Région de la capitale nationale, c’est l’immense terrain de jeu extérieur que sont les montagnes, les plages, les campings, les centres de ski, les clubs de golf, la plus grande patinoire extérieure au monde et la centaine de lacs. Il est rare d’avoir accès à tout cela en milieu urbain, et notre campus est situé en plein centre.

En quoi la Faculté des arts est-elle spéciale ?

La Faculté des arts est l’endroit idéal pour étudier les sciences humaines – nous sommes un carrefour de culture et d’idées. Résoudre les problèmes d’aujourd’hui et tirer parti des opportunités de demain, exige des diplômés universitaires qui font de la recherche approfondie, qui analyse attentivement, et qui communique de manière persuasive. Voilà ce que nous faisons. Nous sommes aussi la plus ancienne faculté d’Ottawa et des arts - les « arts libéraux » comme on disait auparavant - sont la base de l’éducation. C’est là que tout commence.

En fait, quand vous dites « arts », vous ne faites pas seulement référence à la peinture.

En effet. Le terme « arts » dans Faculté des arts est plus large et inclut les sciences humaines comme la communication, l’histoire, la philosophie et la géographie. Il inclut aussi les langues, la littérature et la traduction, ainsi que les beaux-arts comme la musique, le théâtre et les arts visuels.

Nous vous entendons souvent parler de STIAM (STIM – Science, Technologie, Ingénierie, Math – avec Arts au centre). Qu’est-ce que c’est ?

Quand je discute avec des PDGs et des leaders du secteur technologique, ils me disent qu’ils veulent plus de diplômés avec des bacs en arts. Les entreprises comme Google et Apple sont en plein essor parce qu’elles disposent d’équipes créatives composées de personnes formées en arts. Maintenant plus que jamais, nous avons besoin de penseurs, de communicateurs, de professionnels et d’artistes qui peuvent s’attaquer à des problèmes complexes et développer des solutions. Avec cela en tête, nous avons créé davantage d’occasions de collaboration interdisciplinaire pour nos étudiants afin de créer et d’innover aux côté d’étudiants en STIM. Ça c’est STIAM !

Vous avez aussi souvent parler d’entreprenariat et d’innovation sociale. Pouvez-vous m’en dire plus ?

Plusieurs des innovateurs et entrepreneurs à succès dans le monde ont un diplôme en arts. Notre nouvelle option en Entreprenariat, créativité et innovation sociale vous donne l’occasion de transformer vos aspirations créatrices en réalité tangible et de vous engager sur la voie entrepreneuriale ou sociale qui vous convient. Elle vous offre un équilibre entre la théorie et la pratique par le biais d’occasions d’apprentissage enrichissantes, le tout jumelé à des outils novateurs et un appui comme futur entrepreneur.

Les arts ont donc beaucoup à offrir. Comment devrions-nous, les étudiants, penser à notre avenir ?

Je dis aux étudiants ce que je dis à mon fils (qui est en arts) et ma fille (qui planifie étudier en arts). Vous devez choisir votre programme en fonction de vos intérêts et de vos forces. Parce qu’en définitive, si vous travaillez dur et tirez parti de toutes les opportunités au centre-ville d’Ottawa, vous aurez une vie bien remplie, et un emploi bien rémunéré, peu importe le domaine choisi.

Où pouvons-nous vous croiser sur le campus ?

J’espère que les étudiants ne se gêneront pas pour passer à mon bureau. En hiver, ils peuvent aussi me croiser sur le canal, car j’aime me rendre au travail en patins; c’est l’une de mes activités préférées à Ottawa.

 

Par Annie Katiwano, étudiante en communicaiton

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