L'artiste émergente Jeanine Williams remporte le prix Nicole Sénécal

Publié le jeudi 14 juin 2018

À la Faculté des arts, nous offrons un grand nombre de bourses, aussi bien aux nouveaux étudiants qu’à ceux qui sont actuellement au premier cycle ou aux études supérieures; mais le prix Nicole-Senécal pour un artiste émergent en est un que nous chérissons particulièrement. Nicole Senécal, diplômée de la Faculté de droit, offre une généreuse bourse de 10 000 $ à un étudiant ou à une étudiante de deuxième ou troisième cycle de l’École de musique ayant « fait preuve d’un talent exceptionnel en tant qu’interprète ». Cette bourse a été créée en l’honneur de ses parents, tous deux de fervents mélomanes.

Cette année, la lauréate du prix est Jeanine Williams, une soprano accomplie tout à fait remarquable, actuellement inscrite à la maîtrise sous la direction de Christiane Riel. Son parcours est déjà impressionnant pour une chanteuse aussi jeune. Le fait de gagner ce prix lui permettra de continuer à progresser vers les sommets.

Jeanine Williams

L’École de musique fournit les noms de lauréats potentiels. On demande ensuite aux candidats de soumettre un enregistrement d’une performance récente et une déclaration d’intention concernant leurs projets de carrière en musique. Comment avez-vous appris que vous aviez gagné ce prix prestigieux?

On m’a envoyé un courriel. Sachant qu’il ne restait plus que quatre personnes en lice à ce moment-là, je me disais que j’avais des chances. J’étais contente de ma performance, mais je n’avais aucune attente. J’étais seulement très étonnée et reconnaissante de m’être rendue si loin dans le concours.

Qu’est-ce que le fait de gagner ce prix représente pour vous?

C’est très agréable parce que j’ai travaillé très fort pendant mon passage à l’Université d’Ottawa et je me suis sentie récompensée de tous mes efforts. Évidemment, l’argent est plus que bienvenu quand on est aux études, mais ce prix vient dire : « Nous croyons en nos étudiants. » Ça représente beaucoup pour moi, en tant qu’artiste. Il y a beaucoup d’appelés et peu d’élus dans ce métier, alors quand votre université vous dit qu’elle croit en vous et en votre avenir, c’est très important.

La chance de rencontrer Mme Senécal et de lui parler comptait beaucoup pour moi. C’est une femme merveilleuse et incroyable. Cette rencontre a été une vraie source d’inspiration. Je lui ai dit à quel point j’étais heureuse simplement de faire sa connaissance, indépendamment du prix. Sa manière de considérer la musique et sa manière de se comporter dans sa vie sont remarquables. Je tenais évidemment à la remercier personnellement.

Pourquoi avez-vous choisi de faire votre programme de maîtrise ici?

Au premier chef, c’est parce que je voulais étudier avec Christiane Riel. L’Université d’Ottawa offre par ailleurs beaucoup de financement. Le programme de musique est excellent, mais Christiane, en particulier, apporte énormément au département. Il est excellent en lui-même, mais les compétences de Christiane et sa présence le font vraiment passer à un niveau supérieur.

Quel conseil donneriez-vous à un étudiant ou à une étudiante qui envisage de poursuivre ses études en musique aux cycles supérieurs?

Je lui dirais que c’est beaucoup de travail, mais que si on y met tout son cœur et toute son âme, ce sera extrêmement satisfaisant. Au Canada, les possibilités d’étudier la musique au premier cycle et aux cycles supérieurs sont nombreuses. Ottawa offre à la fois un excellent programme de musique et un excellent soutien financier.

En quoi votre expérience à l’Université d’Ottawa a-t-elle servi votre carrière?

J’ai été acceptée dans d’autres programmes à part celui d’Ottawa, mais si c’était à refaire, je ne changerais rien. Dans une autre université, je n’aurais pas eu la moitié des possibilités que j’ai eues ici, je ne me serais pas fait la moitié des relations que je m’y suis faites. Le soutien financier, la communauté universitaire et la Faculté ont fait de l’Université d’Ottawa l’endroit parfait pour moi. Je suis extrêmement heureuse d’avoir choisi d’y faire ma maîtrise.

Enfin, comment ce prix vous aidera-t-il à atteindre vos objectifs de carrière?

C’est sûr qu’il me donnera le coussin financier dont j’aurai besoin pour aller étudier avec les bonnes personnes et pour aller faire les bonnes auditions à l’étranger, ce que je n’aurais pas pu faire sans ce prix.

 

Christiane Riel

Christiane Riel

Ce que Christiane Riel a à dire au sujet de son étudiante

Je me rappelle très bien la première fois que j’ai rencontré et entendu Jeanine. Elle a chanté pour moi dans le cadre d’une classe de maître que je donnais à l’Université de Lethbridge, en Alberta. Elle était frappante avec sa chevelure rousse flamboyante et son maintien très élégant. Déjà au premier cycle, elle possédait un timbre très distinctif, large et excitant, d’une sonorité chaude et voluptueuse capable en même temps d’une grande précision et de mordant (squillo), et, par-dessus tout, d’une immense beauté. Une voix comme la sienne, en particulier à un âge aussi jeune, est une rareté. Je suis très heureuse de savoir qu’après avoir terminé sa maîtrise avec moi, elle s’en va poursuivre ses études de chant à Vienne, qui possède une si riche tradition en matière d’art vocal.
Cela n’aurait pas été possible sans Nicole Senécal, dont la générosité et la vision permettent au prestigieux prix Nicole-Senécal pour un artiste émergent d’exister. Ce genre de mécénat est essentiel au développement et à la formation de nos jeunes artistes. L’aide financière leur donne la liberté dont ils ont besoin pour atteindre leur plein potentiel artistique.

Jeanine part cet été pour l’Autriche, où elle espère poursuivre sa carrière de cantatrice et montrer de quoi les chanteurs canadiens sont capables. Il y a de fortes chances que vous entendiez parler d’elle avant longtemps.

Au nom de la Faculté, nous tenons à la féliciter pour ses nombreuses réalisations et à la remercier de contribuer au rayonnement international de l’École de musique.

Haut de page