Nos étudiants diplômés

Publié le mercredi 13 mai 2020

Photo de Anneli Loepp Thiessen

10 questions pour : ANNELI LOEPP THIESSEN

Programme : M.Mus. en piano (interprétation), bénéficiaire d’une subvention du CRSH, 2e année (étudiante entrante au programme de doctorat en recherche interdisciplinaire en musique)

 

1. Pouvez-vous nous raconter pourquoi vous avez choisi d’étudier à l’Université d’Ottawa? 

Initialement, c’était mon dernier choix! Cependant, lorsque j’ai visité l’Université d’Ottawa, j’ai trouvé qu’elle était de beaucoup supérieure aux autres universités. Après avoir examiné la qualité de l’enseignement, les possibilités d’assistanat, le solide corps professoral en pédagogie du piano et en musique, et le nombre de bourses offertes, j’en ai conclu que c’était de loin le meilleur choix.

 

2. Quelle partie du programme préférez-vous jusqu’à maintenant? 

Mon projet d’étude indépendante auprès de Jada Watson. J’ai fait des lectures dirigées en lien avec ma subvention du CRSH.

 

3. Quelle partie du programme a été la plus surprenante ou inattendue jusqu’à présent?  

C’est probablement l’esprit communautaire entre les étudiants de maîtrise du studio de David Jalbert. Il y a beaucoup de solidarité, ce qui est rare dans des programmes d’interprétation. Nous nous soutenons les uns les autres.

 

4. Sur quel sujet porte votre recherche?

Cette année, j’ai mis l’accent sur le peu de femmes compositrices qui écrivent des chants contemporains pour la pratique religieuse. Mon analyse se fonde sur les données de représentation des trente dernières années. Selon les statistiques, la représentation féminine ne cesse de diminuer.

 

5. Qu’est-ce qui vous a amenée à ce type de recherche?   

Je suis familière avec le mouvement de la musique de culte contemporaine depuis mon enfance et j’ai toujours soupçonné qu’il y avait un déséquilibre hommes-femmes. J’ai été attirée par la méthode d’analyse fondée sur les données employée par Jada Watson.

 

6. Pouvez-vous nous en dire davantage sur le processus et la démarche de votre recherche? 

Je me suis tournée vers Christian Copyright Licensing International qui produit annuellement des listes des 25 chants les plus utilisés dans les églises. J’ai constaté qu’il y a plusieurs années, la proportion d’autrices-compositrices était de 30% et que cette proportion n’est aujourd’hui que de 4%. Il est intéressant d’examiner différentes années et de voir comment les mouvements sociaux affectent ces statistiques.  

 

7. Qu’est-ce qui vous a le plus surpris lorsque vous avez mené cette recherche ou, plus globalement, lorsque vous vous êtes engagée dans le processus de recherche en général? 

Je ne m’attendais pas à ce que la proportion des femmes autrices-compositrices diminue avec les années. Je pensais que la proportion augmenterait. Quand je me suis lancée, je ne savais pas à quoi m’attendre pour ce qui est des pourcentages, et j’ai été étonnée.  

 

8. Qu’est-ce que vous souhaitez faire avec cette recherche? Quel impact souhaiteriez-vous qu’elle ait ? 

J’aimerais publier ma recherche dans une publication scientifique afin que d’autres personnes puissent y avoir accès et puissent discuter du problème en meilleure connaissance de cause. Ce travail est également le fondement de ma recherche doctorale, et j’ai hâte de pouvoir l’élargir.

 

9. Quel est le conseil le plus important que vous donneriez aux étudiants qui envisagent de se lancer dans le domaine de la recherche en musique?

Je leur conseillerais de tenter de présenter des communications au plus grand nombre de conférences que possible – tant des conférences s’adressant aux étudiants que des conférences professionnelles. De faire des demandes de bourses et de subventions. D’échanger avec le plus grand nombre de personnes que possible qui travaillent dans le domaine. De participer à toutes les activités qui leur permettront de rencontrer d’autres chercheurs et de recevoir davantage de rétroaction sur leurs travaux. De trouver un directeur de recherche qui les encourage à faire du réseautage. De soumettre des articles à des publications professionnelles pour être plongé le plus possible dans le milieu.

 

10. De quelle façon cette pandémie a-t-elle affecté votre recherche?

J’ai fait mes lectures dirigées à l’automne, donc mon projet subventionné par le CRSH n’a pas vraiment été touché, mais je me rends compte à quel point nous dépendons des bibliothèques maintenant qu’elles sont fermées. J’ai été également déçue de manquer des occasions d’assister à des conférences au printemps.

 

—Traduction : Dominique Lapointe


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