Nos étudiants diplômés

Publié le mardi 9 juin 2020

Photo de Olivia Adams

10 questions pour : OLIVIA ADAMS

Programme : M.A. (musique) avec spécialisation en études féministes et de genre : 1re année

 

1. Pouvez-vous nous raconter pourquoi vous avez choisi d’étudier à l’Université d’Ottawa? 

J’ai choisi l’Université d’Ottawa en raison du caractère unique du programme, de ma fantastique directrice de thèse, le Dr Lori Burns, de la ville d’Ottawa; le fait d’avoir obtenu une bourse complète et un poste d’assistante à l’enseignement ont scellé l’affaire.

 

2. Quelle partie du programme préférez-vous jusqu’à présent?  

J’aime faire partie de deux facultés. J’adore faire partie de la communauté musicale à l’Université d’Ottawa, mais je trouve rafraîchissant de suivre des cours en études féministes et de délaisser l’École de musique quelques fois par semaine pour retrouver des collègues qui me mettent au défi dans d’autres domaines de recherche.

 

3. Quelle partie du programme avez-vous trouvée la plus surprenante ou inattendue jusqu’à présent?

La partie la plus inattendue du programme a été le changement dans l’orientation de ma recherche. Au début, je croyais que son orientation était claire, mais au fil de mes cours et des encouragements et des commentaires de mes professeurs, j’ai apporté des modifications à ma recherche pour qu’elle soit plus inclusive.

 

4. Sur quel sujet porte votre recherche?

Ma recherche actuelle porte sur la pédagogie du piano. Je travaille à un projet dans le cadre duquel j’examine les programmes de piano des conservatoires de musique en ce qui a trait à l’inclusion raciale et l’inclusion des sexes. L’autre partie de mon projet consiste à développer des ressources pour les professeurs de piano. Par exemple, une des ressources consiste à établir un programme de musique pour piano composée exclusivement par des femmes.   

 

5. Qu’est-ce qui vous a amenée à ce type de recherche? 

Pendant ma première année de baccalauréat, j’ai joué une pièce d’Alexina Louie intitulée « I leap through the sky with stars » et c’était la première fois que je jouais une pièce composée par une femme. À partir de ce moment, j’ai voulu que la moitié de mon programme comporte des pièces composées par des femmes. Maintenant, je fais ma maîtrise et j’interprète de la musique composée exclusivement par des femmes. Mais je ne joue pas de la « musique de femmes », je joue simplement de la musique!

 

6. Pouvez-vous nous en dire davantage sur le processus et la démarche de votre recherche?

Présentement, je peaufine ma proposition que je défendrai au printemps. Dans un premier temps, j’ai passé des mois à lire, à prendre des notes et à faire des tableaux pour chaque point de thèse, pour mes arguments de base, ma méthodologie et pour les théories pour chaque source. J’ai tout consigné sur des fiches codées par couleur que j’ai étendues sur le plancher, pour ensuite assembler ma proposition comme une partie géante de Tetris. Cet automne, je ferai de la collecte de données dans les archives des conservatoires, et je travaillerai à développer des ressources de programme.

 

7. Qu’est-ce qui vous a le plus surpris lorsque vous avez mené cette recherche ou, plus globalement, lorsque vous vous êtes engagée dans le processus de recherche en général? 

Ce qui me surprend le plus, c’est tout ce que j’apprends dans le cadre de mes lectures. Il y a tellement d’auteurs et de chercheurs remarquables. J’ai la chance de pouvoir joindre ma voix à celle d’autres chercheurs qui font le même travail. J’ai aussi hâte de mettre au point des programmes pour apporter une solution à un problème.  

 

8. Que souhaitez-vous faire avec cette recherche? Quel impact souhaiteriez-vous qu’elle ait?

J’espère que ma recherche fournira des chiffres précis sur le manque de représentation des femmes compositrices, principalement les compositrices de couleur, dans les programmes de musique pour piano. J’espère aussi que les ressources que je mettrai au point permettront aux professeurs de piano d’accéder à des ressources additionnelles qui contribueront à combler un manque.  

 

9. Quel est le conseil le plus important que vous donneriez aux étudiants qui envisagent de se lancer dans le domaine de la recherche en musique? 

Gardez l’esprit ouvert à l’égard de vos idées premières, faites preuve de souplesse et acceptez de modifier vos idées au fur et à mesure de votre recherche. Laissez-vous guider par votre curiosité. Lisez beaucoup de livres. Enfin, échangez avec d’autres chercheurs à l’extérieur de votre domaine. Mes collègues de l’Institut des études féministes me remettent en question en me faisant voir ma recherche sous un angle différent.  

 

10. De quelle façon la pandémie de la COVID-19 a-t-elle affecté votre recherche?

La fermeture des bibliothèques universitaires est difficile à accepter. Je n’ai pas accès aux ressources dont j’ai besoin pour poursuivre mon analyse de données et ma recherche dans les archives est en suspens. Je concentre mes efforts sur ce que je peux faire maintenant, soit mettre au point un programme d’enseignement du piano et jouer avec la conception graphique de livrets de ressources.

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