Description of graduate courses

Winter 2019

PHI 5343 A: Metaphysics

Episodes from the History of Analytic Philosophy: Russell and Carnap on the Logical Structure of the World
Professor: Paul Rusnock
Day and Time: TBA

Course description

In this course, we will study some classics of early twentieth-century analytical philosophy, notably Russell’s Philosophy of Logical Atomism, and Our Knowledge of the External World and Carnap’s Aufbau. Brilliant examples of the application of the then brand-new “new logic” to traditional philosophical problems, these works still have, for all their shortcomings, much to teach us today.

Evaluation

Presentation(s), Paper(s)

Bibliography

  • B. Russell, The Philosophy of Logical Atomism (Reprint Chicago: Open Court, 1998)
  • B. Russell, Our Knowledge of the External World (Reprint London: Routledge, 2009)
  • R. Carnap, The Logical Structure of the World, ed. and tr. R. A. George (Chicago: Open Court, 2003)
  • We may also use: B. Russell, The Analysis of Matter (Reprint London: Routledge, 2001)
  • And will certainly consult the voluminous secondary literature.
PHI 5344 A: Philosophical Anthropology

The Humanism of Bernard Williams
Professor: Hilliard Aronovitch
Day and Time: TBA

Course description

The writings of Bernard Williams (1929-2003) on ethics, politics, and personal identity have been heralded as highly original and influential, and remarkable for combining analytical precision with human insights and a sense for large issues. Prominent philosophers who have been his significant interlocutors include: Alasdair MacIntyre, John McDowell, Thomas Nagel, Martha Nussbaum, Derek Parfit, Amartya Sen, and Charles Taylor. This seminar will critically address Williams on ethical character, the rationality of emotions, utilitarianism, naturalism, liberalism, modern vs. ancient morality, and on special issues including "moral luck", the (un)desirability of immortality, and the problem of "dirty hands" in politics. As well as investigating important topics and the work of a particularly fertile thinker, the seminar will be a study in a mode of doing philosophy.

Évaluation

Commentary 1 on designated reading, 1000 words 20%
Commentary 2 on designated reading, 1000 words 20%
Project for paper, 10 min. presentation or 500 word submission 10%
Paper, 4000-5000 words 50%


Bibliographie

To be drawn from these books and other sources:

  • Bernard Williams, Problems of the Self: Philosophical Papers 1956-1972 (Cambridge: Cambridge University Press, 1973).
  • ------------------------, Moral Luck: Philosophical Papers 1973-1980 (Cambridge: Cambridge University Press, 1981).
  • ------------------------, Making Sense of Humanity and Other Philosophical Papers 1982-1993 (Cambridge: Cambridge University Press, 1995).
  • ------------------------, Philosophy as a Humanistic Discipline, edited by A. W. Moore (Princeton University Press, 2006).
  •  Also: articles by Derek Parfit, Charles Taylor, Thomas Nagel, Martha Nussbaum, Michael Stocker, among others.
PHI 5345 A: Ethics I

Contemporary Approaches to Moral Psychology
Professor: Andrew Sneddon
Day and Time: TBA

Course description

Philosophical moral psychology focuses on the psychological capacities that realize moral agency and the philosophical issues that they raise. Specific questions include: What are the psychological foundations of morality? What psychological capacities enable us to evaluate actions? To act in accordance with moral norms? To attribute moral responsibility to ourselves and others? These are some of the topics of this course.

Philosophers have long used the traditional a priori methods of their discipline to address these issues. Accordingly, there is some classic work in the contemporary anglo-american tradition that is illuminating, or at least interestingly suggestive, about moral psychology. However, the early 21st century finds us in the midst of a burgeoning Golden Era in philosophical moral psychology. The central reason for this is an influx of empirical information into philosophical thought about moral psychology. This course will look at some contemporary classics in moral psychology, but the bulk of the course is about the a posteriori trends that are emerging.

Évaluation

Non spécifiée.

Bibliographie

Likely authors include :

  • Valerie Tiberius
  • Daniel Wegner
  • Alfred Mele
  • Sharon Street
  • Michael Smith
  • Shaun Nichols
  • Jonathan Haidt
  • John Doris
  • P.F. Strawson
  • Harry Frankfurt
  • Joshua Greene
PHI 5731 A: Philosophie ancienne

L’ontologie impossible: Pourquoi Héraclite a raison contre Parménide selon Nagarjuna
Professeur: Catherine Collobert
Jour et heure: À venir

Course description

Platon, on le sait, a présenté dans le Théétète la philosophie comme un champ de bataille (avant Kant), un affrontement sans merci entre deux protagonistes Parménide et Héraclite qui incarnent deux positions philosophiques, respectivement celle de l’être et celle du devenir, que Platon s’efforcera de concilier.

Cette conciliation est pour Nagarjuna (philosophe indien du IIe s. de notre ère) impossible parce qu’elle résulte d’une méprise fondamentale sur la nature de la réalité qui est essentiellement comme Héraclite l’affirme fluence. Nagarjuna n’affirme pas pour autant à la façon de Gorgias un nihilisme ontologique. Mais philosophe de la déconstruction (avant l’heure), il met à bas toutes nos catégories de pensée, qui reposent sur une opposition dualiste intenable selon lui. La dialectique nagarjunienne entreprend de vaincre la logique avec ses propres armes. Principes d’identité et de non-contradiction sont poussés à la limite pour montrer leur incapacité à dire la réalité telle qu’elle est, c’est-à-dire dans son ainsité (tathata en sanskrit). Aristote reproche à Héraclite de ne pas respecter le principe de non-contradiction. Mais les principes de la logique aristotélicienne reposent sur une ontologie de la substance que ni Héraclite ni Nagarjuna n’acceptent.

Ce cours de philosophie comparée examinera le Poème de Parménide, qui a posé les fondations de l’ontologie occidentale, les Fragments d’Héraclite, qui rendent cette ontologie caduque -- comme l’ont bien compris Platon et Aristote. Nous verrons à partir de cet examen comment Nagarjuna résout le conflit, non à la manière de Kant, mais en dissolvant les catégories en jeu dans ce conflit pour proposer une doctrine de la vacuité, doctrine de la voie médiane (madhyamika) aux effets roboratifs et libérateurs.

Évaluation

Non spécifiée

Bibliographie

  • Parménide, Le Poème
  • Héraclite, Fragments
  • Nagarjuna, Traité du milieu, Stances du milieu par excellence, Le Livre de la chance
PHI 5771 A: Philosophie sociale et politique II

La critique de la religion chez Hobbes et Spinoza : L’interprétation de Leo Strauss
Professeur: Daniel Tanguay
Jour et heure: À venir

Course description

Selon Leo Strauss, l’un des moments fondateurs de la modernité politique fut la critique de la religion de la révélation que l’on trouve dans deux des grands traités « théologico-politiques » modernes : le Léviathan (1651) de Hobbes et le Traité théologico-politique (1670) de Spinoza. Ces traités cherchent à redéfinir la place de la religion dans la cité ou, plus précisément, à émanciper la sphère politique et civile de la tutelle religieuse. Or, une telle redéfinition du rapport de la religion au politique passait nécessairement dans l’esprit de ces philosophes par une critique des prétentions de toute religion révélée à dire la vérité finale sur la condition humaine. C’est pourquoi, comme le montre l’interprétation de Strauss, cette critique de la religion constitue une étape essentielle dans le projet politique plus global d’un Hobbes ou Spinoza de fonder un État dont le pouvoir ne dépendrait plus d’une quelconque Église ou religion constituée. Le but de ce séminaire est d’explorer la reconstruction complexe que Strauss présente de cette critique hobbésienne et spinoziste de la religion. On savait que Strauss avait exploré le dédale de cette critique dans son premier ouvrage — La critique de la religion chez Spinoza (1930), mais on ignorait jusqu’à tout récemment qu’il avait aussi en quelque sorte préparé un complément à son premier ouvrage qui aurait porté le titre de La critique de la religion chez Hobbes. Cet ouvrage inachevé a fait l’objet d’une publication en allemand en 2001,  puis d’une traduction française (2005) et d’une traduction américaine (2011). Ces deux ouvrages nous serviront de guides dans cet examen qui exigera bien sûr de constants allers et retours entre les traités classiques de Hobbes et de Spinoza et le commentaire subtil et nuancé qu’en propose Strauss. Nous espérons pouvoir ainsi explorer un pan essentiel de notre modernité politique en réexaminant les arguments essentiels qui l’ont tout d’abord justifiée.

Évaluation

1) Participation.............................................................................…………………....10%

2) Travail principal (en deux étapes).................................................................90%

a) Problématique, hypothèses, bibliographie.......................................................15%

i) présentation orale du travail (10 minutes) lors d’une rencontre
individuelle……………………………........................................................................... 5%

ii) présentation écrite de 4 pages …………........................................................10%

b) Travail final.........................................................................................................75%

i) présentation orale de 20 minutes………........................................................25%

ii) présentation écrite de 15-30 pages……………...............................................50%

Bibliographie

  • Ouvrages classiques
  • HOBBES, Thomas, Léviathan, trad. par G. Mairet, Paris, Gallimard, 2000.
  •  SPINOZA, Baruch, Traité théologico-politique, trad. par J. Lagrée et P.-F. Moreau, Paris, PUF, 1999
  • Ouvrages de Leo Straus
  •  STRAUSS, Leo, La critique de la religion chez Hobbes. Une contribution à la compréhension des Lumières (1933-1934), trad. par C. Pelluchon, Paris, PUF, 2005.
  •  STRAUSS, Leo, Hobbes’s Critique of Religion and Related Writings, trad. par G. Bartlett and S. Minkov, Chicago The University of Chicago Press, 2011.
  •  STRAUSS, Leo, La critique de la religion chez Spinoza ou les fondements de la science spinoziste de la Bible. Recherches pour une étude du Traité théologico-politique, trad. par G. Almaleh, A. Baraquin et M. Depadt-Ejchenbaum, Paris, Cerf, 1996.
PHI 5777 A: Philosophie de l’art

Naissance de l’esthétique philosophique
Professeur: Mitia Rioux-Beaulne
Jour et heure: À venir

Course description

On peut, dans une certaine mesure, considérer que l’esthétique philosophique naît au tournant du 18e siècle, au moment où de nombreux philosophes, notamment empiristes, mettent de l’avant l’idée qu’une théorie du goût doit d’abord être une théorie du plaisir, faisant ainsi de l’expérience esthétique du sujet le critère de l’évaluation de la beauté. Addison, Hutcheson, Shaftesbury et Hume dans l’espace anglo-saxon seront les plus influents et auront des échos jusqu’en France et en Allemagne. Dans l’espace francophone, une fusion de l’empirisme et de ce que Jacques Chouillet a appelé les « métaphysiques du beau » qui ont eu cours dans la première moitié du 18e siècle donnera lieu à des développements audacieux chez les Du Bos, Batteux et Diderot. Dans l’espace germanique, c’est l’influence persistante de la pensée de Leibniz et les efforts faits pour la rendre compatible avec celle de Locke qui donnera lieu à certains développements spécifiques chez les Baumgarten, Lessing ou Sulzer.

Ce séminaire sera dédié à l’étude de textes fondateurs de tous ces auteurs qui ont pavé la voie à l’émergence d’une esthétique philosophique conçue comme une discipline autonome, et, de manière plus particulière, à la définition kantienne de cette autonomie dans la troisième critique. C’est donc cette troisième critique que nous prendrons comme terminus ad quem, nous efforçant de comprendre en quel sens s’y cristallise d’une manière très spécifique quelque chose qui était en marche depuis près d’un siècle.
 

Évaluation

Exposé oral 20%
Bibliographie commentée 20%
Travail final 50%
Comptes rendus de lecture hebdomadaires 10%


Bibliographie

  • ADDISON, Joseph. The Spectator.
  • BATTEUX, Charles. Les Beaux-Arts réduits à un même principe.
  • BAUMGARTEN, Alexander Gottlieb. Aesthetica.
  • CROUSAZ, Jean-Pierre de. Traité du Beau.
  • DIDEROT, Denis. Traité du Beau.
  • DU BOS, Jean-Baptiste. Réflexions critiques sur la poésie et la peinture.
  • HUME, David. De la norme du goût.
  • HUTCHESON, Francis. Recherches sur l’origine de nos idées de beauté et de vertu.
  • KANT, Emmanuel. Critique de la Faculté de juger.
  • LESSING, Gotthold Ephraim. Laocoon.
  • SHAFTESBURY, Anhony Ashley-Cooper, Third Earl of. Characteristics of men, manners, opinions, times.
  • SULZER, Johann Georg. Théorie générale des beaux-arts.

Fall 2018

PHI 5336 A: German Philosophy I

Hegel’s Philosophy of Absolute Spirit (Art, Religion and Philosophy)
Professor: Jeffrey Reid
Day and Time: Tuesday 8:30 a.m. – 11:30 a.m., room DMS 8143

Course description

The course proposes a reading of selections from Hegel’s introductory lectures on art, religion and philosophy, the three areas of his “Science” that constitute, in his teaching manual known as the  Encyclopedia of Philosophical Sciences (1817-31), what he refers to as Absolute Spirit.  In order to understand the place occupied by art, religion and philosophy within Hegel’s system, we must acknowledge Absolute Spirit’s place as the last chapter in Hegel’s Philosophy of Spirit and therefore as the last word of his system.  The Encyclopedia chapter on Absolute Spirit is comprised of dense, highly conceptual, abbreviated pronunciations on art, religion and philosophy.  Hegel’s lectures, as he presented them briefly at Heidelberg and then extensively at Berlin, were oral commentaries on these difficult, short sections. Fortunately for us, the substance of his actual lectures has been preserved (through his own notes and those of several students) and published as his well-known lectures on the subjects, which form the content of Absolute Spirit.  The texts we will read are introductions drawn from these lectures. At their best, in spite of on-going philological debates on provenance etc., the lectures provide a lively, pedagogical and relatively clear account of Hegelian thought, showing his awareness of its difficulties and providing some insight into the man himself. The lectures also afford an excellent introduction to his philosophy, one that even the most experienced Hegel scholars do well to revisit.  Although each of the topics could, in themselves, offer enough material for a full seminar course, presenting them in reference to the Encyclopedia chapter on Absolute Spirit will ensure that we do not lose sight of the overall, systematic context in which the three specific objects/contents of Hegel’s philosophy take place.  In this light, art, religion and philosophy appear as the absolute expressions of human spirit and, reciprocally, as the human revelations of the Absolute.

Hegel’s Absolute Spirit raises questions about the systematic nature of his philosophy, its scientific pretensions and the meanings he attaches to that famous or infamous substantive: das Absolute.  Just how totalizing is it?  Is the Absolute human or divine, or, to the extent that these two terms are mediated by the essential third term of freedom, both?  Indeed, if we grasp the Philosophy of Spirit (following the Logic and the Philosophy of Nature) as the developing narrative of freedom, from its abstract beginnings in individual subjective mind (Subjective Spirit), through its concrete instantiations in the State and its history (Objective Spirit), then we are tempted see art, religion and philosophy as essentially human expressions of the Idea’s free self-enjoyment, which Hegel portrays, in the final words of the Encyclopedia, as the perfect activity of Aristotle’s God.

Évaluation

Oral presentation of one text under discussion 30%
5-7 page personal reflection on an issue/question pertaining to the material 50%
Attendance/participation 20%


Bibliographie

  •  G. W. F. Hegel, On Art, Religion and the History of Philosophy, Introductory Lectures, edited by J. Glenn Gray, Introduction by Tom Rockmore, (Indiannapolis: Hacket, 1997 [1970, Harper and Row].
  •  For the Encyclopedia sections on Absolute Spirit, see below: N.B. This is not necessary to buy!  If I refer to the sections, I will either dictate short passages or photocopy them. As well, I will put the book below on Reserve at the Morisset Library.
  • Hegel’s Philosophy of Mind, translated by W. Wallace and A.V. Miller (Oxford: Oxford University Press, 1971).  This is a reissue of the Wallace translation, with the Boumann additions (Zusätze) to the Subjective Spirit section added, translated by Miller, with a new introduction by J.N. Findlay. ISBN 0198750145 (paperback)
PHI 5365 A: Metaphysics II

Wittgenstein
Professor: David Hyder
Day and Time: Tuesday 7:00 p.m. – 10:00 p.m., room 10143

Course description

1. Introduction

2. Frege and Russell

Frege: “Sense and Reference”

Russell: “The Theory of Logical Types”, 2.i-iii (LOM)

T: 5.47-5.4733

3. Propositions and Logical Space T: 1-3.5; 5.535-5.5422

4. Rules and Internal Relations “Notes Dictated to Moore” (LOM) pp. 211-216 T: 4-4.53; 6.1-6.13

5. Logic and Science T: 5-5.641, 6.2-7

6. Mysticism and Values T: 7

7. Names and Language Games PI: §§ 1-65

8. Determinate Sense and Philosophical Analysis  PI: §§ 65-133

9. Meaning and Understanding PI: §§ 134-184

10. Following a Rule PI: §§ 185-245

11. Kripke 1 Kripke, ch. 1, 2

12. Private Language PI: §§ 246-315

13. Kripke 2 Kripke, ch. 3
 

Évaluation

Presentation 20%
Participation 10%
Final paper of 20 pages which can be based on the presentation 70%


Bibliographie

  •  Wittgenstein, Ludwig. Tractatus logico-philosophicus. London: Routledge. 2001. (TLP)
  •  Wittgenstein, Ludwig. Philosophical Investigations. London: Routledge. 2005. (RP)
  •  Kripke, Saul A. Wittgenstein On Rules and Private Language. Paris: Seuil. 1996. (à commander au début du cours)

PHI 5732 A: Philosophie médiévale

Le «Monisme Panthéiste» en histoire de la philosophie: Jean Scot Érigène, Giordano Bruno et Spinoza
Professeurr: Antoine Côté
Jour et heure: Mercredi 8 h 30 à 11 h 30 pièce MRT 015

Course description

Il n’est pire erreur selon un certain consensus en métaphysique que celle qui consiste à confondre Dieu et la nature, car cela revient à attribuer à une même réalité des propriétés mutuellement incompatibles. C’est la confusion qu’on a reprochée, à tort ou à raison, à Jean Scot Érigène (IXe siècle), Giordano Bruno (XVIe siècle) et Spinoza (XVIIe siècle). L’objectif de ce cours est d’examiner les pièces essentielles du dossier chez ces trois auteurs – des extraits précis du Periphyseon de Jean Scot Érigène, du De la cause, du principe et de l’unité de Giordano Bruno, et de L’Éthique de Spinoza (livre I surtout) – en vue de déterminer, autant que faire se peut, si le reproche est fondé, et dans la mesure où il le serait, quelles réponses nos auteurs peuvent apporter à leurs critiques.

Évaluation

1) Présentation orale

2) Questions/commentaires hebdomadaires portant sur les lectures de la semaine en cours à afficher sur le forum de discussion du cours

3) Un descriptif de recherche d’une page accompagnée d’une bibliographie

4) Un travail écrit de vingt pages.

Bibliographie

Voir description

PHI 5743 A: Métaphysique I

Idéalisme et réalisme, histoire d’une querelle de Kant à nos jours
Professeur: Isabelle Thomas-Fogiel
Jour et heure: Lundi 14 h 30 – 17 h 30 pièce DMS 10143

Course description

Les philosophes qui, aujourd’hui, revendiquent explicitement le terme « idéaliste » sont rares, voire inexistants. L’adjectif ne semble plus devoir désigner que des penseurs du passé : les représentants de l’idéalisme allemand, puis, au début du vingtième siècle, Bradley, Royce ou Husserl. Mais si l’idéalisme n’est plus guère revendiqué aujourd’hui, cela ne signifie pas qu’il ait disparu des livres nouvellement écrits, loin s’en faut. En effet, depuis une trentaine d’années, le terme est abondamment utilisé par la pléthore de philosophes qui se réclament du « réalisme », lequel représente la « constellation conceptuelle » majeure de notre début de vingt-unième siècle, comme l’idéalisme avait incarné celle du début du dix-neuvième. Or les réalistes contemporains utilisent le terme « idéalisme » comme un antonyme du réalisme, un ennemi à abattre, voire un épouvantail. Il n’est pour s’en convaincre que de citer Bouveresse qui définit le réalisme comme « se méfier systématiquement de l’idéalisme »[1], Tiercelin qui parle de la « puissante menace idéaliste qui pèse aujourd’hui, y compris sur la science et en particulier la physique »[2], ou encore Meillassoux qui voit, dans l’idéalisme kantien et ses multiples variantes, une « catastrophe »[3]. On peut, de même, relever, du côté de la phénoménologie la plus contemporaine, la reprise quasi obsessionnelle d’un même titre, celui de « révolution anti-copernicienne » (Richir, Romano, Pradelle). Bref, une grande partie de la philosophie de ces trente dernières années a remis sur le devant de la scène la querelle de l’idéalisme et du réalisme, mais de manière éminemment réactive puisque l’idéalisme ne sert plus au réalisme qu’à se poser en s’opposant, à se déterminer en rejetant, à s’identifier en excluant.

Le cours s’interrogera d’abord sur ces définitions que l’on trouve de l’idéalisme dans le réalisme contemporain (I) et confrontera ensuite ces définitions à la réelle histoire du terme « idéalisme », que nous entreprendrons à travers des textes de Leibniz, Kant, Fichte, Hegel Husserl, Bradley et Royce (II). Le cours enfin cherchera à restituer la grave équivoque qui pèse aujourd’hui sur ce débat (III). Nous verrons comment le contresens contemporain sur l’idéalisme (contresens qui, historiquement, prend sa source dans la lecture de Berkeley par Diderot) consiste d’une part à rattacher le concept d’idéalisme à la notion de subjectivité quand il se rattache, depuis sa naissance, à la notion d’idéalité, et d’autre part à penser la notion de vérité à partir de la seule catégorie de réalité ou d’existence de la chose (ce qui est là), quand il était d’abord question, pour l’idéalisme, de penser la notion de vérité à partir de celle d’universalité (ce qui, en droit, est valide en tout lieu et en tout temps et qui de ce fait, n’est pas ce qui est là, premier, originaire et en soi mais devient une norme visée ou une idéalité à réaliser). La plongée dans les textes de chacun des protagonistes nous permettra de présenter sous un autre angle la querelle de l’idéalisme et du réalisme.

Évaluation

1) Examen mi-session (30 pour cent de la note globale)

2) Devoir de synthèse (40 pour cent)

3) Exposé oral (25 pour cent)

4) 5 pour cent pour la participation.

La présence au cours est obligatoire. Toute absence aux examens doit être justifiée.

Bibliographie

Sera distribuée aux étudiants. 

PHI 5746 A: Philosophie sociale et politique

Justice, multiculturalisme et peuples autochtones
Professeur: David Robichaud
Jour et heure: Mercredi 14 h 30 – 17 h 30 pièce THN 054

Course description

Plusieurs auteurs ont défendu le multiculturalisme afin de produire une situation juste entre les membres de divers groupes culturels, nationaux, linguistiques et religieux. Cependant, on a souvent laissé les peuples autochtones à l’écart de ces réflexions, arguant que la situation autochtone au Canada méritait un traitement particulier. Le multiculturalisme peut-il penser les nations autochtones ? Entre justice distributive, justice réparatrice et reconnaissance, entre les positions anticolonialistes et post-colonialistes, nous aborderons les diverses positions normatives offrant des ressources permettant de penser la situation autochtone aujourd’hui. Que peuvent espérer les jeunes autochtones du Canada selon les diverses théories de la justice ? C’est la question qui traversera ce séminaire.

Évaluation

Non spécifiée.

Bibliographie

  • Delâge et Warren. Le piège de la liberté.
  • Coulthard. Red Skin, White Masks.
  • Kymlicka. Multicultural Odysseys.
PHI 6101 A: Selected problems I

Consciousness and Volition: From Neuroscience to Philosophy
Professor: Vincent Bergeron
Day and Time: Tuesday 2:30 p.m. – 5:30 p.m., room FSS 5023

Course description

In this course we will address two fundamental questions in the study of the mind:

1. What is consciousness?

2. Can we explain the emergence and operation of this central feature of human life by analyzing the brain?

We will pay particular attention to philosophical, neuroscientific, and psychological methods of investigation. The discussions will be organized around four themes:

1. The nature of conscious perception in both humans and animals.

2. The development of conscious thought in infants and young children.

3. Altered states of consciousness as they occur in normal and disordered sleep.

4. The role of consciousness in decision making (volition).

The course will consist of three hour sessions on a particular topic interspersed with student presentations on that topic. There will be twelve sessions in total including six lecture and six presentation sessions.

The course will focus on two key themes within the general Brain/Mind problem – can we explain the operations of the human mind by analyzing the human brain? The specific foci will be the problems of ‘consciousness’ and ‘volition’ (free will). It is, for ethical reasons, usually not possible to carry invasive experiments on the human brain. We will therefore discuss whether animals might not also be conscious and able to exercise ‘free will’ and how we would be able to determine this. In particular, we will confine our consideration of consciousness to ‘conscious perception’ because perception can, in principle, be investigated in both humans and animals and its neural correlates can be experimentally examined. We will then discuss whether or how behavioral experiments can be used to attribute conscious perception in an animal.

Conscious Perception (five sessions total: three lectures and two presentation sessions)
Drs. Bergeron and Maler will jointly present the first five sessions on Conscious Perception; they will consist of three formal lectures where the students will be expected to engage in vigorous discussion. There will also be two sessions of student presentations where the students will again participate by having read the assigned material and engaging in the ensuing class discussion.

Development of Consciousness (One lecture)
Dr. Atance will lecture on research with young infants showing that they have the capacity to think, reason, and problem-solve about the physical and psychological worlds. In fact, some argue that infants/young children are more “conscious” than adults. Yet, despite such claims, what may be fundamentally lacking in young children’s thought (and what we might consider a key attribute of consciousness) is the capacity to reflect on their knowledge. This reflective capacity develops markedly over the preschool years and its development will be the focus of the second part of this lecture.

Sleep, Dreaming and Consciousness (One lecture).
Dr. Fogel will discuss how normal and disordered sleep can serve as a window to understand how levels of both physiological/behavioural arousal and dream content can refine our understanding of consciousness.
The lectures by Drs. Atance and Fogel will be followed by one Presentation session that will cover the readings for both lectures

Volition (One lecture)
Drs. Bergeron and Maler will jointly present Neuroscience, Psychology and Philosophy perspectives on ‘free will’.
There will also be one presentation session on volition.

The course will end with one final presentation session. The presentations in this session will emphasize the integration of research on consciousness and volition across disciplines.

Course Directors
Profs Vincent Bergeron , Leonard Maler

Course lecturers
Dr. Atance (Psychology), Dr. Bergeron (Philosophy), Dr. Maler (Cellular and Molecular Medicine), Dr. Fogel (Psychology).

Course Registration and prerequisites
This course will be limited to a maximum of 12 students; Instructor permission (both Drs. Bergeron and Maler) will be required to register. Graduate students from the Neuroscience program (Department of Cellular and Molecular Medicine) and the Departments of Philosophy and Psychology will be eligible to enroll.

Evaluation

Grading will be based on evaluations of student participation (10%), student presentations (30%), three within-course commentaries (30%) and one final research essay (30%).
Participation: 10 marks total. Student participation is defined as a student asking questions or making comments during both formal lectures and the presentations of other students. The questions or comments should be based on the assigned reading for that session and should demonstrate active thinking about the subject matter.
Professors will judge the degree of participation and assign a grade of 0 or 1 for each of the 12 sessions. The top ten grades will be used to assign a final participation grade.

Commentaries

Each commentary will consist of three pages with 1.5 line spacing on one or two related papers. It will not be merely a summary of the reading(s), but a critical evaluation of one claim, argument, or conclusion. Each commentary will be worth 10%. The commentaries will be interspersed throughout the course so as to cover the widest possible range of topics. The Professors lecturing on a particular topic will provide a list of pertinent papers and students can choose their commentary topic from amongst these papers. It may be that a student comes across a relevant paper(s) from outside the lists provided; in this case the student can, with permission of the relevant Professor(s), use this paper(s) as the basis for a commentary.

Presentations

There will be four presentations per presentation session and therefore 24 presentations in all. Each student will give two presentations. A presentation will be broader in scope than a commentary. It will extend across more papers and disciplines, e.g., neuroscience and philosophy. Each presentation plus associated discussion will be approximately 40 minutes in duration. The presentation itself should be approximately 20 minutes in duration to leave time for discussion. Each presentation will be worth 15 marks and so, in total, will count for 30% of the final grade. The Professors in charge of a session will, in consultation with the students, assign presentation topics.

Essay

Essays will have 1.5 line spacing and be approximately 15 pages in length not including Figures or the bibliography. They will be due within two weeks after the formal end of the course. The Professors in consultation with students will set the essay topics. Topics will be closely connected to the lecture topics and be broader than what will be covered by the commentaries or presentations. The essay must go beyond the course reading and use other literature to demonstrate the students’ ability to defend a claim / thesis— using empirical, theoretical, philosophical arguments—about consciousness or volition from the perspectives of Neuroscience, Psychology and Philosophy.

Bibliography
Unspecified

 

Spring / Summer 2018

PHI 5359 A: German Philosophy

Heidegger: Metaphysics, Ethics, Politics
Professor: Sonia Sikka
Mondays 2:30 p.m.-5:30 p.m. DMS 10143

Course description

To many, Heidegger was a profound thinker who offered an acute diagnosis of the malaise of modernity while breaking innovative new paths for overcoming its ailments: alienation from nature, over-reliance on science and technology, reduction of human beings to clever calculators, and loss of local community as well as any sense of the sacred.  To others, he was a dangerous reactionary, irrationalist in his mode of thinking and drawn towards fascistic notions of the nation as an imagined cultural whole, while opposing social and scientific progress out of nostalgia for a mythic past.  Whatever one’s assessment, Heidegger’s critical analyses of the views and institutions peculiar to the world produced by the modern West have clearly resonated with a wide audience.  In this seminar, we examine a number of these analyses, tracing the interrelation between Heidegger’s position on metaphysics, ethics and politics over the course of his philosophical career.  Topics include:  location, place and history; individual and society; the relation between human beings and “nature”; technology, art and poetry; and the question of God. Heidegger’s understanding of the history of Western metaphysics, in its attempts to delimit the really real, is pertinent to his reflections on all of these topics and will form a guiding theme throughout the seminar.

Evaluation

In-class presentation & short essay (approx 1500 words) 40%
Final essay (approx 5000 words) 60%


Bibliography

  • Extracts from Being and Time (trans. John Macquarrie and Edward Robinson).
  • Nature, History, State, 1933-34 (trans. Gregory Fried and Richard Polt).
  • “The Question Concerning Technology” (trans. William Lovitt).
  •  Poetry, Language, Thought, trans. Albert Hofstadter (1971).
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