Description of undergraduate courses

Fall 2017

PHI 4384 A: Philosophical Texts: Ethics and Analysis (3 Credits)

Ethics and Analysis: Major 20th century works

Professor: Paul Forster

Tuesdays 10:00-11:30 DMS 8143

Thursdays 08:30-10:00 DMS 11143

 

Description:

An examination of the enduring significance of, and connections among, works by four highly influential 20th century thinkers, aimed at providing a deeper understanding of analytic philosophy, its history and its prospects.

The figures are:

1) G.E. Moore, an early proponent of logical analysis as a philosophical method, who argues that “good,” though indefinable, is an objective property ascertainable through non-empirical intuition.

2) Ludwig Wittgenstein who, contrary to Moore, urges that ethical claims are nonsensical, insists "theory [in ethics] gives me nothing," and views ethics as an “attempt to say what cannot be said”.

3) John Dewey, a pragmatist, who defends a scientific conception of ethical inquiry that he thinks avoids Moore’s criticism of naturalism and shows, in contrast to what Wittgenstein maintains, that ethical disagreements are meaningful and resolvable by experimental methods.

4) Charles L. Stevenson, a student of both Moore and Wittgenstein and strongly influenced by Dewey, who sides with Wittgenstein, against Moore and Dewey, in denying that ethics is on a par with scientific knowledge, arguing instead that ethical claims deal with attitudes of approval and disapproval that are not in every case subject to rational justification. No prior knowledge of these thinkers is required.

Winter 2018

​​​​​​​PHI4796 A: Problèmes philosophiques (3 crédits)

Montesquieu – Anthropologie, histoire, politique

Professor: Mitia Rioux-Beaulne

Mardi 14:30-17:30 MRT 221

 

Description:

Montesquieu, on le sait, inaugure une approche du politique qui, tout en faisant fond sur une tradition bien établie depuis les théoriciens du droit naturel (Grotius, Pufendorf), voire depuis les théoriciens humanistes de la république (Machiavel, Bodin), revendique une assise méthodologique nouvelle : l’orientation de la philosophie politique sera désormais celle d’une science expérimentale, dont les objets sont les diverses constitutions ayant eu cours dans l’histoire.  Ce dont il s’agit, dès lors, c’est non de poser la normativité comme point de départ de la philosophie politique, mais de la dériver au contraire d’une enquête sur les faits. En ce sens, Montesquieu participe bien du mouvement des Lumières, dont l’une des caractéristiques est de chercher à penser sous les auspices d’une généalogie, généalogie ancrée dans un mouvement de naturalisation intégrale de l’expérience humaine. Faire du politique l’objet d’une science, c’est dire que tout ce qui s’y joue est réglé par des lois naturelles saisissables par la raison.

L’analyse des constitutions que produit Montesquieu se présente en fait au départ comme une méthode historique. Il s’agit, pour lui, de prendre les constitutions que les États se sont donnés pour en saisir l’esprit. En elles se définissent les formes de gouvernement, c’est-à-dire les instruments par lesquels les êtres humains exercent leur liberté : par les lois, les êtres humains règlent leurs propres actions. Mais les constitutions sont aussi les lieux où s’exprime l’absolue singularité des situations historiques dans lesquelles cette liberté s’exerce, puisqu’on y trouve des réponses aux situations concrètes dans lesquelles les êtres humains évoluent. L’analyse de ces singularités est le point de départ  de toute remontée vers l’universel : si l’histoire peut devenir réflexive, c’est en effet seulement à la faveur d’une prise de conscience de ceci que le politique n’est pas le domaine du contingent, mais que s’y manifeste quelque chose comme une nature humaine.

C’est pourquoi de l’histoire, on passe au domaine de l’anthropologie – de l’anthropologie philosophique. C’est pourquoi, de l’avis de plusieurs commentateurs, Montesquieu fonde de manière inédite la démarche qui sera celle des sciences humaines. L’analyse historique est en effet réputée permettre de remonter aux principes de la nature humaine : sa catégorie centrale sera celle de mœurs. Observer les mœurs d’une nation, c’est se donner la chance de saisir comment cette nation, pour répondre à une situation historique singulière, se donne les lois dont elle a besoin, et comment, en retour, ces lois agissent en retour sur elle (comment, par exemple, aux trois formes fondamentales de gouvernement – république, monarchie, despotisme – correspondent des passions principielles – vertu, honneur, crainte). On a alors cette configuration singulière : l’analyse historique des mœurs permet de saisir comment l’être humain se fait le sujet de sa propre histoire.

Winter 2019

PHI 4564 : Textes en éthique et philosophie politique (3 crédits)

Théories de la sympathie à l’âge classique (de Malebranche à Adam Smith)

Professeur: Mitia Rioux-Beaulne

À venir

 

Description de cours:

La question des sentiments fait retour dans l’éthique contemporaine: de nombreuses études en effet sont consacrées aujourd’hui au rôle des émotions dans la constitution de nos dispositions morales. Dire que cette question fait retour, on le voit, suppose que ce n’est pas à proprement parler une découverte, mais une redécouverte.

Ce séminaire se propose d’étudier un moment de l’histoire où, précisément, cette question a été mise au cœur de la réflexion morale, et ce, avec pour but, justement, d’éclairer cet enjeu en observant de quelle manière il s’est forgé, à quel programme philosophie il répond, et comment il a été traité. On pourra alors constater à quel point les grandes alternatives qui sont offertes par la philosophie contemporaine étaient déjà en germe chez de nombreux penseurs des 17e et 18e siècles.

Le parcours que nous suivrons voudrait par ailleurs montrer deux choses:

  1. que l’étude de l’histoire d’un problème philosophique peut parfois supposer d’aller puiser dans des disciplines autres où ce problème peut avoir reçu ses premières formulations – autrement dit, l’interdisciplinarité a toujours existé, et il importe de le prendre en compte lorsqu’on fait de l’histoire de la philosophie;
  2. que l’étude de l’histoire d’un problème philosophie permet de comprendre comment un problème, justement, devient philosophique, c’est-à-dire comment il s’autonomise par rapport à ses formulations d’origine.

Ce que nous allons voir dans ce séminaire, donc, c’est comment la théorie de la sympathie comme fondement de la morale s’est développée sur le fond d’abord de problèmes qui étaient abordés par la rhétorique et la théorie de l’art (particulièrement du théâtre), comment il a ensuite fait l’objet d’une interprétation mécaniste à l’âge classique (Descartes, Spinoza, Malebranche) qui a mis l’accent sur la dimension contagieuse des émotions, et comment, enfin, sa reformulation au siècle des Lumières l’a amené de plus en plus vers une théorie de l’identification (Diderot, Smith). Un constat apparaîtra alors : que la philosophie des Lumières, qu’on associe trop souvent au triomphe de la raison et de l’individualisme, est en fait aussi une pensée du sentiment et de la collectivité.

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